Tous les articles par dédé mineur

24/25/26 mars – Poitou – Pas une bassine de plus – Mobilisation Internationale pour la défense de l’eau

Manifestation –  10h – samedi 

Depuis un an, le mouvement parti du marais poitevin pour arrêter les méga-bassines a pris une ampleur retentissante par le biais d’une série de manifestations populaires et d’actions de désobéissance destinées à arrêter les chantiers en cours. Ces cratères géants d’une dizaine d’hectares, remplis en puisant dans les nappes phréatiques sont devenus le symbole d’une maladaptation au changement climatique. Ils incarnent le maintien coûte que coûte d’une irrigation excessive et d’un modèle agro-industriel qui écrase les paysan.nes, détruit les milieux naturels et menace in fine les populations. A partir d’une série de nouvelles bassines projetées dans les Deux-Sèvres, ces infrastructures menacent de se répandre dans d’autres régions à grand renfort d’argent public.

Avec la mobilisation historique de Sainte-Soline, c’est à l’ensemble du pays et bien au-delà que se sont vus révélés les enjeux de l’accaparement de l’eau par une minorité d’irrigants, en pleine sécheresse systémique. Face à la détermination et au nombre chaque fois croissant de manifestant•es, le gouvernement n’a pour l’instant pour seule réponse que d’interdire, réprimer et annoncer à l’arrachée 30 nouvelles méga-bassines dans la Vienne. Mais de toutes parts, le dispositif bassine et ses protocoles prennent l’eau, de nombreux•ses acteurs•trices clés des territoires concernés – tout comme une partie croissante du monde paysan ou scientifique – le rejettent de plus en plus ouvertement.

Il faut maintenant faire en sorte que ce refus aboutisse. Tant que les chantiers continuent, tant que le gouvernement, inféodé aux lobbies et multinationales de l’agro-chimie se refuse à un moratoire, tant que la question du partage de l’eau ne sera pas remise au cœur du débat, le mouvement va devoir encore se renforcer. Nous appelons donc à une manifestation internationale anti-bassines le 25 mars prochain dans le Poitou-Charentes. Cette manifestation aura de nouveau pour enjeu d’impacter concrètement les projets de bassines et leur construction, à Sainte-Soline, Mauzé-sur-le-Mignon ou ailleurs… Elle pourra se déployer aussi vers les lieux de pouvoir où ces projets sont échafaudés. L’appel à cette mobilisation est porté par un ensemble d’associations, syndicats, partis, ONG, fermes et collectifs… 

Que ce soit face à la réforme des retraites ou aux méga-bassines, il nous faut désormais faire primer la mise en commun et la solidarité, et mettre fin à la mainmise croissante d’une minorité sur les ressources vitales et les richesses. Puisque le gouvernement passe en force, puisqu’il y a plus que jamais urgence à protéger l’eau, les terres nourricières et à faire obstacle à la fuite en avant du modèle agro-industriel, nous ne doutons pas un seul instant être encore beaucoup plus nombreux⋅ses et tout aussi déterminé⋅es à nous retrouver le 25 mars.

Ce large rassemblement fera aussi la place à des temps de convergences pour construire d’autres projets de territoires ainsi qu’à de beaux moments de fêtes pour célébrer la résistance. 

Dans le sillage de la journée mondiale de l’eau du 22 mars et à l’occasion de cette manifestation, le Poitou sera aussi un lieu de convergence de délégations internationales venues de régions du monde en lutte pour la défense de l’eau et la protection des communs.

Nous vous appelons à faire connaître cette date partout et à mobiliser en ce sens. Des tournées d’information s’organisent en France et dans plusieurs autres pays jusqu’au 25 mars. Des convois paysans en tracteur et d’autres à vélo se mettent en place depuis diverses régions pour rejoindre la manifestation.

Nous sommes l’eau qui se défend ! No bassaran !

Toutes les infos : Bassines non merci.fr

AG Stop mines 23 – Bal Trad’ – 19 MARS à Chambon/Voueize

A Chambon-sur-Voueize

(salle des fêtes)

14h – Assemblée Générale de Stopmines 23

15 h 30 : Interventions des collectifs des luttes locales

Présentation des luttes locales (géothermie-lithium, éoliennes, méthaniseur…)

Mine de lithium dans l’Allier (projet de la plus grande mine de lithium d’Europe)


17h – Bal trad’ – Venez danser avec Druzbah et Duo eva

Entrée prix libre

Systext – Controverses minières · Meilleures pratiques et mine « responsable »

Lire l’article sur www.systext.org

En 2020, SystExt a débuté l’étude « Controverses minières – Pour en finir avec certaines contrevérités sur la mine et les filières minérales ». Une page dédiée au projet est disponible au lien suivant.

Le Volet 1 de l’étude a permis de démontrer que l’industrie minière repose sur un modèle intrinsèquement insoutenable. Il met également en évidence que, dans un contexte de diminution des teneurs et de raréfaction des gisements « facilement » exploitables, ce modèle sera inévitablement à l’origine d’une augmentation exponentielle de la consommation d’eau et d’énergie, ainsi que des impacts environnementaux et sociaux. Parallèlement, la production minière n’a jamais cessé de croître et a même connu une accélération depuis la fin des années 2000. Étant donné que les modèles de développement actuels s’appuient sur un recours massif en matières premières minérales, leur déploiement conduira nécessairement à une augmentation de la production métallique à des niveaux sans précédent.

Ces constats ont conduit à explorer des leviers de changement, permettant d’agir soit sur les pratiques minières, soit sur la demande métallique : (1) L’exploitation des ressources minières marines profondes ; (2) La limitation des conséquences environnementales et sociales de l’industrie minière par le déploiement de « bonnes » et de « meilleures » pratiques et la mise en place de mines « responsables » ; (3) L’instauration d’une économie « véritablement » circulaire par le développement de la récupération, de la réutilisation et du recyclage ; (4) La réduction de la demande en matières premières minérales. Dans le Volet 2, SystExt a donc souhaité approfondir ces leviers au travers de quatre tomes.

Le Tome 1, portant sur l’exploration et l’exploitation minières en eaux profondes, a été publié le 17 novembre 2022 : synthèse et rapport au lien suivant.

Le Tome 2, portant sur les meilleures pratiques et la mine « responsable », a été publié le 16 février 2023 : synthès et rapport disponible au lien suivant. À cette occasion, SystExt a organisé un webinaire de 18h30 à 19h30 avec le soutien de la Fondation Danielle Mitterrand, afin de présenter les résultats de cette étude.

► Présentation téléchargeable en cliquant sur l’image ci-dessous.

► Vidéo du webinaire disponible en cliquant sur l’image ci-dessous.

« Le bon filon de l’écoterrorisme » – Conférence gesticulée

Samedi 4 février à la grange à Jean : Chouvigny (03450), Péraclos.
à 20h30
Le bon filon de l’écoterrorisme

Conférence gesticulée sur le thème de l’extraction minière

Comment des bouseux du fin fond de la Creuse peuvent-ils s’opposer à des gros industriels miniers ? Comment s’opposer à un projet de mine d’or mène à être considéré comme dangereux ? Ce sont à ces questions que répondra l’un des bouseux en question.

Repas à 19h30 mieux vaut réserver son assiette au 06 78 73 67 38

Résister à la monoculture minière. Retour sur la lutte de Skouriès en Grèce

Margot Verdier 26 janvier 2023

Derrière chaque éolienne, chaque panneau photovoltaïque, chaque voiture électrique, chaque data center se trouve une exploitation minière qui bouleverse les conditions sociales et écologiques des êtres peuplant le territoire où celle-ci s’établit. Le cas de la mine Skouriès, en Grèce, nous montre que les dommages infligés par la mine sont rendus indispensables par une politique promouvant certaines formes de vie au détriment d’autres.

« Ce projet est total, final. Nous sommes convaincus qu’il ne restera rien une fois le projet terminé. Il suffit de lire leurs études, les permis, etc. Le but de l’entreprise est de devenir l’unique activité économique de la région. Ils veulent être notre seule option. »

— Ellie, 21 juillet 2022.

La route construite par Hellas Gold s’achève à l’entrée de la mine. Skouriès, 21 juillet 2022, crédit : Margot Verdier

Du 15 au 24 juillet 2022, les opposant·es à la mine de Skouriès, dans la région de la Chalcidique en Grèce, organisaient le 9e camp contre l’extractivisme intitulé « 10 jours de lutte et de liberté ». Une centaine d’activistes se sont ainsi réunis autour de projections, d’ateliers et de débats pour partager leurs expériences et leurs réflexions. L’occasion de revenir sur l’une des luttes sociales qui a marqué l’histoire contemporaine de la Grèce.

Lancé au début des années 2000, le projet de mine à ciel ouvert de Skouriès prévoit la création d’une mine d’or et de cuivre, d’une surface totale de 55 km², creusée au cœur du mont Kalavos. La concession est attribuée à l’entreprise canadienne Eldorado Gold qui, pendant 20 ans, va extraire les résidus d’or que contient encore la mine (0,82 grammes par tonne de roche extraite) et d’autres minéraux. Les conséquences environnementales de cette exploitation inquiètent les habitant·es : destruction d’une partie de la forêt, redirection des cours d’eau et assèchement du mont Kavalos pour protéger la mine des inondations, pollution de l’air et de l’eau par le cyanure utilisé pour extraire l’or, acidification des eaux de drainage à cause de l’arsenic et du plomb rejetés par les roches fracturées, etc. Depuis 16 ans, les opposant·es se battent ainsi contre la destruction de leur environnement et pour la liberté de définir, elles et eux-mêmes, leurs modes de vie et de subsistance.

Source : Vasilios Melfos et Panagiotis Voudouris, « Map of Greece with the distribution of the most significant ore deposits » in Geological, Mineralogical and Geochemical Aspects for Critical and Rare Metals in Greece, revue Minerals 2(4), décembre 2012, p. 300-317. J’ai surligné le village de Skouriès et la ville de Thessalonique.

Lire la suite sur terrestres.org

Communiqué de presse |251 organisations de 29 pays appellent le gouvernement salvadorien à abandonner les charges contre les Défenseurs de l’Eau arrêtés le 11 janvier

20 janvier 2023-SystExt

Lire l’article sur www.systext.org

Le 11 janvier, sur ordre du procureur général salvadorien, la police a arrêté cinq éminents Défenseurs de l’Eau. Ils font partie des leaders de la campagne historique qui a conduit à l’interdiction de l’exploitation minière au Salvador en 2017 au nom de la protection de l’eau. Or, le gouvernement envisagerait désormais d’annuler cette interdiction. Selon les organisations de défense de l’environnement et des droits de l’Homme au Salvador, les arrestations servent un objectif politique, car elles visent à réduire au silence ces Défenseurs de l’Eau et à démobiliser l’opposition communautaire dans un moment critique pour le pays. Avec 250 autres organisations internationales, SystExt apporte aujourd’hui son soutien à une déclaration commune demandant au gouvernement salvadorien d’abandonner les charges retenues et de les libérer de prison, dans l’attente de leur procès.

Organisations à l’origine de l’appel


► Télécharger en bas de page la déclaration originale en anglais et en espagnol, comprenant la liste des 251 signataires.

Le texte ci-après consiste en une traduction en français proposée par SystExt.

Washington, D.C. et San Salvador · Le 20 janvier, 251 organisations de 29 pays ont publié la déclaration suivante :

Le 11 janvier, sur ordre du procureur général salvadorien, la police a arrêté cinq éminents Défenseurs de l’Eau dans le nord du Salvador : Miguel Ángel Gámez, Alejandro Laínez García, Pedro Antonio Rivas Laínez, Antonio Pacheco et Saúl Agustín Rivas Ortega.

Ces personnes ont fait partie des leaders de la campagne historique et victorieuse qui a convaincu l’assemblée législative salvadorienne d’adopter à l’unanimité en 2017 une interdiction de l’exploitation minière « métallique », afin de sauver les rivières de ce pays. En 2009, l’Institute for Policy Studies (IPS) a récompensé la coalition que plusieurs de ces cinq hommes ont contribué à créer, la Table ronde nationale sur l’exploitation minière des métaux, en lui décernant le prix Letelier-Moffitt des droits de l’Homme.

Aujourd’hui, en partie à cause de son adoption peu judicieuse du bitcoin, le gouvernement salvadorien subit une énorme pression pour trouver de nouveaux revenus. Le gouvernement envisagerait d’annuler l’interdiction de l’exploitation minièreet d’autoriser cette activité nuisible à l’environnement. Les organisations de défense de l’environnement et des droits de l’Homme au Salvador ont déclaré que les arrestations servaient un objectif politique, car elles visent à réduire au silence ces Défenseurs de l’Eau et à démobiliser l’opposition communautaire dans ce moment critique.

Les cinq hommes sont accusés par le procureur général du Salvador d’un meurtre présumé commis il y a plus de 30 ans, pendant la brutale guerre civile au Salvador, qui a coûté la vie à 75 000 personnes. Les victimes des crimes de cette guerre, au cours de laquelle une dictature soutenue par les États-Unis et des escadrons de la mort d’extrême droite ont tué des dizaines de milliers de personnes, réclament justice depuis des décennies. Le gouvernement actuel, cependant, a choisi de maintenir activement des décennies d’impunité. Plutôt que de mener des enquêtes ou de poursuivre les responsables des dizaines de cas de violations des droits humains et de crimes contre l’humanité commis par des membres de l’armée salvadorienne à l’encontre de la communauté de Santa Marta (notamment les meurtres du massacre de la rivière Lempa en 1980, au cours duquel 30 personnes ont été assassinées et 189 ont disparu), le gouvernement victimise à nouveau la communauté en ciblant ses dirigeants, qui se sont ouvertement opposés à ses politiques. Cela soulève la question de la véritable motivation du procureur général, qui semble tenter de réduire au silence ces Défenseurs de l’Eau, qui plus est à la lumière de la campagne de l’administration actuelle pour criminaliser, persécuter et démobiliser ses opposants politiques.

Le mouvement salvadorien visant à l’interdiction de l’exploitation minière et les Défenseurs de l’Eau qui l’ont rendue possible ont été une source d’inspiration pour les communautés et la société civile à l’international. Au fil des ans, des centaines de groupes du monde entier ont travaillé avec les Défenseurs de l’Eau salvadoriens dans le cadre de la campagne victorieuse visant à sauver les rivières du pays des mines d’or toxiques.

Manifestation en faveur de l’interdiction de l’exploitation minière au Salavador en 2017 | © UpsideDownWorld · Avril 2017 · Lien de la source

Les organisations soussignées s’associent pour demander au gouvernement salvadorien d’abandonner les charges retenues contre les cinq Défenseurs de l’Eau et de les libérer de prison, dans l’attente de leur procès.

Ces organisations sont basées dans les 29 pays suivants : Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Australie, Autriche, Bolivie, Canada, Chili, Colombie, Équateur, Espagne, États-Unis, France, Guatemala, Inde, Irlande, Mexique, Nouvelle-Zélande Aotearoa, Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Philippines, République dominicaine, Royaume-Uni, Salvador, Serbie, Suède, Suisse, Thaïlande.

PDF iconDéclaration originale en anglais et en espagnol · 20 janvier 2023

Rassemblement contre l’agrandissement de la scierie industrielle SAS Farges à Égletons (Corrèze)

Jeudi 1er décembre 2022 à 14h place Henri Chapoulie -Égletons


À l’appel de l’association AssoCitra, le Syndicat de la montagne limousine rejoint la Confédération paysanne, Sources et rivières du limousin, le Modef, Saint Junien environnement, Faîtes et racines… pour dire :

Non à l’agrandissement de la scierie industrielle
SAS Farges à Égletons,
Non aux expropriations,
Oui aux petites scieries capables de préserver
nos forêts vivantes et diversifiées !

À Égletons, en Corrèze, la scierie industrielle SAS Farges, qui appartient au groupe Piveteau Bois, ambitionne de doubler ses capacités productives pour devenir la première scierie industrielle de France. Le volume de bois qu’elle convoite de traiter annuellement représenterait plus de la moitié du bois de sciage produit chaque année en Limousin*.

La SAS Farges a construit son modèle économique sur l’exploitation intensive d’arbres issus de la monoculture de résineux. Ces forêts, calibrées pour répondre aux besoins des industriels, sont appelées à devenir principalement de la palette à destination du transport mondialisé et du bois énergie… 

Pour son agrandissement la SAS Farges prévoit de s’étendre sur une habitation, des terres agricoles et des zones humides alors qu’aujourd’hui une personne y vit et des agriculteurs et agricultrices y travaillent. Par l’intermédiaire de la préfecture et des collectivités locales, les intérêts de l’industriel sont en train de s’imposer. Les terres agricoles ont été requalifiées en terres industrielles et le projet a obtenu une « Déclaration d’Utilité Publique » accompagné d’1 million d’euros du plan de Relance. Ainsi, l’État s’apprête à exproprier des habitants pour que la SAS Farges s’étale. Le jeudi 1er décembre, c’est la première étape d’une procédure juridique d’expropriation qui est programmée.

Nous, habitantes et habitants des territoires du limousin, sommes directement impacté·es par l’industrie forestière et l’agrandissement de la SAS Farges représente une véritable menace : à longueur d’année, dans notre région, des forêts diversifiées composées de feuillus de tout âge sont rasées pour être remplacées par des monocultures de résineux néfastes à la biodiversité, à la qualité de l’eau et à la fertilité des sols. Mais la SAS Farges représente aussi une menace pour le développement d’une filière bois locale respectueuse de son environnement social et naturel.

C’est pourquoi le Syndicat de la montagne limousine répond à l’appel de l’association Associtra pour le rassemblement du 1er décembre 2022. Ce n’est pas au marché mondial du bois ou de l’énergie de décider de l’avenir des forêts limousines, ni aux grands groupes d’intérêts privés de condamner, avec la complicité des pouvoirs publics, des habitants à l’expropriation !

Retrouvons-nous nombreuses et nombreux à Égletons, pour se rencontrer, s’informer, et dire NON AUX EXPROPRIATIONS, OUI À DES FORÊTS VIVANTES ET DIVERSIFIÉES !

Info pratique : associtra@orange.fr / foret@syndicat-montagne.org
Parking possible : Centre Aquarécréatif de Ventadour

* https://nouvelle-aquitaine.cnpf.fr/sites/nouvelle-aquitaine/files/2022-02/srgs_limousin.pdf 
* https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/061122/l-extension-d-une-mega-scierie-fait-craquer-la-correze

Rapport d’étude | Controverses minières – Volet 2 · Exploration et exploitation minières en eaux profondes

17 novembre 2022 – SystExt

L’activité minière en eaux profondes fait référence à l’exploration et l’exploitation de gisements de minerais métalliques situés en eaux marines profondes (à partir de 200 mètres de profondeur). Bien que découverts dès les années 1970, ces derniers ont connu un regain d’intérêt à partir des années 2000, intérêt qui n’a cessé de croître depuis. Dans cette étude, SystExt a identifié les faits et les démonstrations qui font consensus parmi les auteurs académiques, institutionnels et de la société civile, afin de caractériser les principaux enjeux techniques, sociétaux, environnementaux et règlementaires associés à cette industrie.

► Le rapport est disponible au lien suivant et téléchargeable en bas de page. Les résultats de l’étude sont détaillés et sourcés dans le rapport d’étude, seule une synthèse en est dressée ici.

• Les viabilités technique et économique de l’exploitation des fonds marins restent controversées

Trois principaux types de gisements se trouvent dans les eaux marines profondes : les sulfures hydrothermaux, les nodules et les encroûtements. S’ils se distinguent par certains critères, tels que les environnements de mise en place, les mécanismes de formation ou les métaux contenus, ces trois types de gisements présentent des similitudes : (1) ils se situent dans tous les océans ; (2) ils se mettent en place à des profondeurs très élevées ; (3) leur formation est extrêmement lente, de l’ordre de la dizaine de milliers voire du million d’années ; (4) les principaux métaux d’intérêt sont des substances « communes », très majoritairement des métaux ferreux et non ferreux. Ainsi, les minerais des nodules et des encroûtements ont pour principaux métaux d’intérêt : le manganèse (Mn), le cuivre (Cu), le nickel (Ni) et le cobalt (Co).

Pour ces trois types de gisements, et pour la plupart des métaux d’intérêt ou d’intérêt potentiel, les teneurs moyennes dans les gisements en eaux profondes sont le plus souvent soit inférieures à la borne basse de la gamme, soit dans la gamme de celles des gisements terrestres. De plus, l’évaluation des tonnages (quantité totale de minerai) est basée sur des hypothèses controversées. Il s’agit au mieux de ressources présumées (c’est-à-dire de l’estimation la plus incertaine des ressources minières) au pire d’un potentiel entaché d’incertitudes majeures. L’utilisation de ces valeurs de tonnages s’avère donc particulièrement discutable. Selon SystExt, il ne suffit pas d’annoncer des quantités gigantesques de métaux théoriquement présents, mais bien de les mettre en parallèle des superficies à exploiter pour les récupérer (par exemple, les presque 4 millions de km² pour les 21 milliards de tonnes de nodules estimés dans la Zone de Clarion-Clipperton (CCZ)).

Quel que soit le type de gisements, les techniques d’exploitation sont similaires. Elles comprennent : (1) des systèmes d’exploitation et de collecte du minerai (principalement avec des véhicules sous-marins télécommandés) ; (2) des systèmes de levage du minerai à travers la colonne d’eau ; (3) des navires nécessaires à la manutention, au pré-traitement (voire au traitement) et au transport du minerai. L’énergie nécessaire au fonctionnement de tous ces dispositifs est considérable et repose principalement sur le recours aux combustibles fossiles.

Les trois types de minerais diffèrent beaucoup de ceux des gisements terrestres du fait de leur minéralogie complexe ainsi que de leur porosité et de leur teneur en eau élevées. Par conséquent, il est inévitable que le traitement du minerai soit particulièrement long et énergivore. Trois étapes s’avèrent nécessaires : (1) un pré-traitement par déshydratation afin de séparer le minerai des sédiments et de diminuer le taux d’humidité du minerai ; (2) une concentration par broyage et/ou flottation pour les minerais de sulfures hydrothermaux à teneur moyenne, pour les nodules, et pour la séparation du substrat des encroûtements ; (3) une extraction des métaux par pyrométallurgie et/ou hydrométallurgie. L’étape (1) et probablement l’étape (2) devraient être conduites en mer afin de réduire les coûts d’exploitation, donnant dès lors lieu à des déversements d’effluents résiduaires voire de déchets miniers dans l’océan.

Localisation des zones d’intérêt pour les trois types de gisements en eaux profondes et mise en évidence des sites majeurs ; traduit et adapté de (Woody, 07/05/2020, China Dialogue Ocean)

Lire la suite sur Systext.org

Mine de lithium en France ? Un casse-tête environnemental

Reporterre – Emmanuel Clévenot

Une mine de lithium pourrait ouvrir en 2027, dans l’Allier. Les dommages écologiques sont assurés mais peut-on accepter qu’ils ne se produisent qu’à l’étranger ? La question de la place de la voiture électrique se pose.

« On n’a pas de pétrole, mais on a du lithium. » Emmanuel Macron manie avec brio les références à ses prédécesseurs. Le 26 octobre, dans une interview accordée à France 2, le président de la République a remis au goût du jour la célèbre phrase prononcée par Valéry Giscard d’Estaing, au lendemain du choc pétrolier de 1973.

Déjà, en ce temps-là, la sobriété énergétique était d’actualité, poussant VGE à sortir de son chapeau l’idée d’un changement d’heure. Près d’un demi-siècle plus tard, l’actuel locataire de l’Élysée en présente une toute autre : l’ouverture de la première mine de lithium en France. Une Audi électrique requiert une batterie pouvant contenir une dizaine de kg de lithium. CC BY-SA 4.0 / Mariordo (Mario Roberto Durán Ortiz) / Wikimedia Commons

En 2035, la vente de véhicules thermiques neufs sera interdite au sein de l’Union européenne, conformément au Green deal voté à Bruxelles. Une aubaine pour le marché automobile chinois, leader de la production de voitures électriques.

Si Emmanuel Macron reconnaît le « retard » de l’Hexagone, il affiche l’ambition de créer une filière française de l’automobile « verte ». Or, les composants des batteries électriques nécessitent l’emploi de divers métaux rares, parmi lesquels cette poudre blanche.

Pour sécuriser les approvisionnements et ne pas dépendre des concurrents chinois, le gouvernement entend ouvrir à domicile des mines du précieux métal, « respectueuses de l’environnement ». Seulement, l’extraction de cet « or blanc » étant très gourmande en énergie, cela implique en parallèle d’investir dans le nucléaire pour produire de l’électricité décarbonée. Un plan bien ficelé, dont se félicite Emmanuel Macron : « On ne dépendra plus du pétrole et du gaz. » Ainsi, le 24 octobre, a été dévoilé le projet inédit de ce qui doit être l’une des plus grandes mines européennes de lithium.

700 000 véhicules par an

Deux décennies après la fermeture de l’ultime mine de charbon du territoire, l’entreprise française Imerys a ainsi annoncé son désir d’exploiter le lithium dissimulé sous la surface, dans le Massif central. C’est sur son site de Beauvoir, qui produit déjà du kaolin pour la céramique depuis la fin du XIXᵉ siècle, que prendrait forme le « projet Emili ».

La production doit y débuter en 2027, avec un objectif de production de 34 000 tonnes d’hydroxyde de lithium par an… Soit la quantité nécessaire à l’équipement de quelque 700 000 véhicules. Avec une durée de fonctionnement évaluée à 25 ans, cette mine devrait créer près d’un millier d’emplois directs et indirects, à en croire la multinationale. La production mondiale de lithium se déroule aujourd’hui essentiellement en Australie et en Amérique latine, comme ici au Chili. © Marion Esnault / Reporterre

Seulement, la technique d’extraction du lithium choisie par Imerys (la même qu’en Australie et qu’en Chine) n’est pas sans conséquence pour l’environnement. Le processus est très énergivore et demande de grandes quantités d’eau et de produits chimiques.

Ces observations, l’entreprise les balaie d’un revers de manche dans son communiqué : « Imerys vise à réduire les émissions de CO₂ de son exploitation, afin de produire du lithium avec des émissions inférieures de moitié à celles de toutes les autres exploitations […] existantes aujourd’hui dans le monde. » Eau utilisée en circuit fermé, mine souterraine, transport par train… Il n’en fallait pas plus pour satisfaire le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, qui a salué le lancement de ce projet « exemplaire sur le plan environnemental et climatique ».

« Une mine propre, ça n’a jamais existé »

Ce projet colossal, Michel Jarry l’a découvert par voie de presse. Président de France Nature Environnement (FNE) dans la région Auvergne Rhône-Alpes, il redoute le saccage de « la belle hêtraie sauvage » où Imerys envisage de s’implanter : « Une mine propre, ça n’a jamais existé et ça n’existera jamais, dit-il à Reporterre. Les risques de pollution des eaux, des sols et de l’air sont réels et ce serait un beau mensonge que de dire le contraire. »

Pour autant, l’écologiste refuse pour l’heure de s’y opposer frontalement : « Peut-on refuser un tel projet, tout en profitant des SUV électriques flambants neufs, pendant que des dizaines d’ouvriers meurent pour les construire à l’autre bout du monde ? Cette position serait insupportable à assumer. »

Journaliste spécialiste de la géopolitique des matières premières, Guillaume Pitron partage ce point de vue. Dès 2018, dans son ouvrage La guerre des métaux rares (Les liens qui libèrent), il présageait que la relocalisation des mines en France contribuerait à sortir les consommateurs de l’ignorance des véritables coûts écologiques de leurs modes de vie : « Nous prendrions immédiatement conscience, effarés, de ce qu’il en coûte réellement de nous proclamer modernes, connectés et écolos », écrivait-il. Le prix du lithium (ici contenu dans de l’eau salée dans un bassin d’évaporation au Chili) est passé de 17 000 dollars la tonne en 2021 à 78 000 dollars cette année. © Marion Esnault / Reporterre

À ses yeux, le projet Emili est l’occasion de mettre fin à l’illusion et de réfléchir à deux fois sur notre consommation : « Creuser une mine pour fabriquer des batteries de 700 kg alimentant d’énormes Audi, c’est aberrant, dit-il aujourd’hui à Reporterre. En revanche, si c’est pour alimenter de petites voitures partagées au sein d’un village… Alors, oui ! »

Auréolée par le gouvernement, l’électrique est présentée comme l’alternative vertueuse aux véhicules essence. Toutefois, le 12 octobre, l’Ademe a établi dans un rapport que seules les voitures électriques légères et dotées de batteries peu puissantes sont moins polluantes que les modèles thermiques. « L’urgence est de réinterroger la place de la voiture dans nos déplacements, conclut Michel Jarry. Réduisons nos parcours, préférons le vélo, les transports en commun et la marche, avant de penser électrique. »

La France, futur fleuron européen du lithium ?

À l’échelle planétaire, l’Australie trône sans conteste sur la plus haute marche du podium concernant la production de l’or blanc. Surnommée « triangle du lithium », la région englobant le Chili, la Bolivie et l’Argentine abrite également une grande part des ressources mondiales, juste devant la Chine. Quant à l’Europe, elle repose ses espoirs d’indépendance sur le Portugal. Le pays de la péninsule ibérique détiendrait plus de 60 millions de tonnes de lithium, faisant de lui la nation la plus garnie de l’Ancien continent.

Dans cette course au meilleur réservoir, l’Hexagone n’entend pas abandonner de si tôt. Le Bureau national de recherches géologiques et minières (BRGM) a recensé une quarantaine de gisements potentiels dans le pays, dispersés dans une diagonale reliant le Massif armoricain au Massif central, mais également en Alsace. Les arrêtés accordant des permis de recherche de métaux rares, dont le lithium, se multiplient au Journal officiel. Des tonnes de lithium sont présentes sous la baie d’Audierne, dans une zone protégée, mais pas assez pour faire renoncer le gouvernement à vouloir l’exploiter. © Antoine Costa / Reporterre

À Tréguennec par exemple, petite bourgade du Finistère, une réserve de 66 000 tonnes dormirait sous les pieds des 320 villageois. Une véritable mine d’or pour les industriels du secteur. Seulement, elle se situe au beau milieu d’une zone écologique classée Natura 2000. Un frein pour les pouvoirs publics ? Visiblement pas. En février, lors d’une visite sur place, la désormais ex-secrétaire d’État à la biodiversité, Bérangère Abba, avait déclaré : « C’est un site exceptionnel, mais les besoins sont importants. La pression géostratégique est forte sur ce type de métaux. » De quoi décupler les inquiétudes des associations de protection de la baie, que Reporterre avait rencontrées.

Extraction dans l’Allier, raffinage dans le Bas-Rhin, recyclage des déchets d’équipements électriques… Au total, cinq programmes liés au lithium seraient à l’œuvre actuellement, soutenus pour près de 100 millions d’euros par France 2030. Comment seront-ils accueillis par les défenseurs de l’environnement ? Eux-mêmes semblent avoir du mal à se positionner pour le moment. Il y a quelques mois, en Serbie, la révolte de la population locale avait poussé la Première ministre, Ana Brnabic, à abandonner le projet d’exploitation d’un gigantesque gisement de lithium.

https://reporterre.net/Mine-de-lithium-en-France-Un-casse-tete-environnemental

Contre de nouvelles éoliennes à Chambonchard – jeudi 27 Oct – Rassemblement

Rassemblement jeudi 27 octobre

contre la construction de 6 nouvelles éoliennes

15h00 à la mairie de Chambonchard (23110)

https://eoliennes23.fr/2022/10/21/27-octobre-manifestation-mairie-de-chambonchard/

Et pour ceux et celles qui veulent peuvent déposer une contribution à l’enquête publique à propos des 6 éoliennes supplémentaires que la société « Iberdrola » a prévu d’installer à Chambonchard, voici le lien :

https://www.registre-dematerialise.fr/4144/contributions

A faire suivre, merci pour votre soutien


Sur le même sujet :

Parc éolien Aérodis Chambonchard

Avis d’enquête publique

Appel – 29/30 octobre – Pas une bassine de plus !

C’est parti ! Ils tentent de passer en force. Les travaux de la méga-bassine de Sainte-soline (79) ont commencé. Le compte à rebours a démarré jusqu’à la méga-manif du 29/30 octobre pour les arrêter ! Nous vous invitons à relayer cet appel dès aujourd’hui partout et dans vos divers réseaux, à le co-signer avec avec vos orgas et collectifs, à organiser des soirées de mobilisation chez vous, à nous demander des tracts et affiches ! Tous/toutes à Sainte-Soline. No Bassaran !

Pas une bassine de plus !!!

https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/29-30-octobre-pas-une-bassine-de-plus

https://bassinesnonmerci.fr/

29/30 octobre 2022 – stoppons le chantier de Sainte-Soline (79)

Grande Manifestation – Rdv samedi 29 – 10h

Face au mouvement populaire de défense et de partage de l’eau, le gouvernement et le lobby agro-industriel n’ont pour l’instant qu’une seule réponse : le passage en force. Ils viennent de donner le coup d’envoi du chantier de la méga-bassine de Sainte-Soline, la plus grosse en projet actuellement, en entourant de grillages les 16ha des « terres rouges », dans les Deux-Sèvres. Nous appelons donc à converger massivement les 29 et 30 octobre, de partout en France et au-delà, pour une mobilisation plurielle qui se donne comme objectif de mettre fin à ce chantier.

Symbole national de l’accaparement de l’eau au profit d’une minorité et du maintien d’un modèle agricole aussi toxique qu’anachronique, les méga-bassines se sont vues projetées cet été au coeur de l’actualité. La sécheresse historique et systémique que nous venons de vivre, ne fait que révéler encore plus brutalement l’inadaptation intrinsèque d’une certaine agriculture aveuglée par le productivisme. Celle-ci vise aujourd’hui à démultiplier les bassines pour se maintenir coûte que coûte, malgré la crise climatique que ce modèle agro-industriel participe amplement à aggraver. Naturalistes, riverain.es, paysan.nes et scientifiques n’ont pourtant eu de cesse de démontrer l’impact délétère de ces bassines et du pompage accru dans les nappes – y compris en hiver – sur des réseaux hydrologiques extrêmement fragilisés et sur les milieux naturels qui en dépendent.

Un mouvement de résistance en pleine expansion et des manifs qui font mouche

Au vu de la contestation, le chantier test de Mauzé-sur-le-Mignon – 1ère d’une nouvelle série de bassines – a été durant l’année passée un calvaire pour ses promoteurs, que ce soit pour l’État ou pour les irrigants organisés en société anonyme. Face aux diverses actions menées – rendez-vous hebdomadaires, envahissement du chantier, désarmement de plusieurs engins, mobilisations répétées de milliers de personnes – les difficultés de réalisation et les coûts de surveillance se sont démultipliés. Les irrigant.es et la préfecture sont-ils vraiment prêts à voir ces coûts se reproduire à chaque nouveau chantier ? On peut en douter, d’autant que la présence et la pression policière qu’ils engendrent pèsent lourdement sur les riverain.es, qui constatent jour après jour, l’assèchement de leurs cours d’eau.

Pour le mouvement de contestation contre les mégabassines, ce premier chantier a plutôt été un catalyseur qui n’a fait qu’amplifier et fortifier sa détermination. Ce mouvement assume aujourd’hui la nécessité de la désobéissance civile quand les crimes contre l’eau et les terres sont appuyés par le gouvernement. Il a pris une dimension nationale avec la défense et le partage du commun emblématique qu’est l’eau. Il travaille localement à d’autres projets de territoire alternatifs compatibles avec les enjeux climatiques.

C’est l’antagonisme entre deux visions de l’agriculture et in fine du vivant qui s’est clarifié. L’une, agro-industrielle, dopée aux intrants chimiques, qui achève la privatisation des ressources communes dans une logique de court terme. L’autre, paysanne, guidée par l’urgence absolue de prendre soin du vivant, de le mettre en partage et d’en maintenir la diversité et la fertilité.

Un risque de méga-bassines sur l’ensemble du pays et un moment charnière

Dans les Deux-sèvres, les lobbys pro-bassines se sont vu récemment infliger un désaveu réaffirmé. La cour d’appel a décidé après plus de 10 ans de procédures de ratifier l’illégalité – du fait de leur impact environnemental – des 5 bassines mises en œuvre par l’ASA des Roches. Des opposant.es avaient pris les devants ces derniers mois. Deux de ces bassines avaient été préventivement démantelées, dont une le 6 novembre dernier par plusieurs milliers de personnes, tandis que la confédération paysanne revendiquait le démontage de sa pompe.

Mais le clan des pro-bassines, en plein déni de réalité, s’entête encore. Des mégabassines continuent, à être planifiées partout dans le pays. Nous sommes à un moment charnière où nous devons unir nos forces à l’échelle nationale et internationale pour leur faire comprendre que chaque nouveau chantier aura un coût politique et économique ingérable. Puisque le gouvernement – cul et chemise avec l’agro-industrie et la FNSEA – malgré tous les effets d’annonce sur une éventuelle « planification écologique », reste incapable de prendre la décision – a minima – d’un moratoire, nous le mettrons en œuvre nous-mêmes.

La bataille de Sainte-Soline est engagée ! Il est décisif de la gagner !

Le premier chantier à succéder à celui de Mauzé-sur-le-Mignon est celui de la méga-bassine de Sainte-Soline. Avec ses 720 000 m3, elle est la plus grosse des méga-bassines en projet, au beau milieu d’un site classé en zone natura 2000 pour les oiseaux de plaine – Busard cendré, Oedicnème criard – et constitue un enjeu vital pour la sauvegarde de l’Outarde canepetière. Depuis le 28 septembre, le site est encerclé par des grilles. Il risque d’ être progressivement excavé par une cohorte de tractopelles et verra ses environs quadrillés de réseaux de pompage et tuyauteries (+18 km de canalisations et 615m3/heure pompé pendant 45 jours 24h/24). Mais nous pouvons encore leur faire faire machine arrière !

Nous nous rassemblerons pour mettre fin au chantier le week-end des 29/30 octobre, et plus si nécessaire. Nous y parviendrons avec une pluralité de formes d’interventions et de présences créatives, à l’image de la diversité du mouvement, avec la présence conjuguée de ses forces écologistes, syndicales et paysannes, de personnes de tous âges et de toutes conditions physiques.

Infos pratiques

Au cours du week-end, des espaces d’accueil permettront de camper, se restaurer et débattre d’autres modèles de partage de l’eau. Des balades naturalistes seront proposées. Comme à chaque mobilisation du mouvement, la fête sera aussi au rendez-vous avec de nombreuses interventions de groupes et artistes venus en soutien.

Des soirées de mobilisation, bus et covoiturages s’organisent au 4 coins du pays et au-delà. Vous pouvez y contribuer !

Et voici un lien pour les co-voiturages

Entrons en résistance pour l’eau et son partage ! No bassaran !

Pour tous contacts et propositions : bassinesnonmerci.contact@framalistes.org

Continuer la lecture de Appel – 29/30 octobre – Pas une bassine de plus !

Un projet de carrière dans le Cantal menace un écosystème rare

Reporterre – Reportage — Mines et Gaz de schiste – Élie Ducos 25 juillet 2022

La zone humide de Nouvialle est menacée par deux projets de carrières. – © Julien Tommasino

En Auvergne, une zone humide exceptionnelle est menacée par un projet de carrière. Extraire de la diatomite, une roche millénaire, va déranger les animaux et abîmer les ressources en eau.

Narse de Nouvialle (Cantal), reportage

Les monts du Cantal sont jaunis par la sécheresse et la planèze [1] de Saint-Flour surchauffe. Sur cette grande coulée basaltique fertile, quelques parcelles sont encore verdoyantes. Jean-Jacques Carrier désigne ses vaches allaitantes et ses 60 hectares de prairies : « Il y a toujours de l’herbe dans la narse [marécage] de Nouvialle, même les années sèches. C’est humide, ça repousse toujours. » Cette cuvette de 400 hectares sur un ancien lac volcanique fait partie d’une série de zones humides dispersées sur la planèze, considérées comme les plus remarquables d’Auvergne et inscrites au réseau européen Natura 2000. Ici, à 1 000 mètres d’altitude, le paysage change au fil des saisons. Inondé l’hiver, c’est un espace agricole l’été. « C’est un bassin qui retient l’eau et qui la libère petit à petit », résume Gilbert Chevalier, le maire de Tanavelle qui, avec Roffiac et Valuéjols, est l’une des trois communes de la narse.

Lire la suite sur Reporterre

En Guyane, vers un abandon définitif du projet minier Montagne d’or ?

Vue générale du site minier aurifere de Yaou réalisée le 17 septembre 2011 à Maripasoula en Guyane française. – © Jody Amiet / AFP

Reporterre – 30 juin 2022 – En bref — Mines et Gaz de schiste

Est-ce la fin définitive du projet minier Montagne d’or en Guyane ? Selon le média Contexte, le Conseil d’État est sur le point d’annuler la prolongation automatique de quatre concessions minières en Guyane accordées à la Compagnie minière de Boulanger. Ces prolongations, attaquées par France Nature Environnement, avait déjà été jugées contraire à la Constitution par le Conseil constitutionnel en février dernier.

Le Conseil d’État pourrait ainsi suivre les décisions du Conseil constitutionnel. Cela permettrait alors au gouvernement de stopper le projet minier de Montagne d’or. En effet, en mai 2019, le gouvernement avait estimé que ce projet était incompatible avec les exigences écologiques de la France. Sauf qu’en décembre 2020, le tribunal administratif de Cayenne avait annulé ce rejet « implicite » car, durant l’audience au tribunal, l’État n’était pas là pour défendre sa position devant le juge administratif.

A lire sur le même sujet : Annulation de la prolongation de quatre concessions minières en Guyane

Tarn : Rejet de la demande de Permis Exclusif de Recherches de « La Fabrié »

par Stop Mines 81

Heureuse nouvelle !

Aujourd’hui est un grand jour et une énorme victoire pour notre belle montagne.

En effet, la mairie de Fontrieu a annoncé sur son site la réception d’un courrier de M. le Préfet du Tarn.
Un arrêté ministériel a été publié rejetant la demande de PERM émise par la société Tungstène du Narbonnais.
Vous trouverez l’accès à ce courrier via le lien suivant :
https://www.fontrieu.fr/sites/fontrieu.fr/www.fontrieu.fr/files/inline-files/20220628101239490_0.pdf

Une joie à partager tout en restant vigilants !

Rapport de synthèse | Entretien Thinkerview du 25 janvier 2022 · Sources et compléments

21 juin 2022-SystExt

Le 25 janvier 2022, Aurore STEPHANT, représentant l’association SystExt, a été interviewée dans l’émission Thinkerview. L’entretien, intitulé « L’effondrement : le point critique ? » d’une durée de 03h10min, porte sur plusieurs thématiques relatives aux mines et filières minérales.

L’entretien a notamment permis d’approfondir les enjeux suivants : les impacts environnementaux, sociaux et humains de l’industrie minière ; l’omniprésence des métaux dans tous les biens du quotidien et dans tous les secteurs ; les paradoxes associés aux « transitions » numérique et énergétique (avec le cas particulier des véhicules électriques et des ampoules « basse consommation ») ; les limites associées à notre modèle de développement et aux prévisions de « croissance métallique » ; l’exploration et exploitation minière des grands fonds marins.

SystExt publie aujourd’hui un rapport de synthèse qui se donne pour objectif de diffuser au plus grand nombre les informations traitées durant l’entretien et d’accompagner celles et ceux qui souhaitent approfondir un ou plusieurs sujets. Pour ce faire, ce document : (1) rappelle les principaux faits traités durant l’entretien (au nombre de 120) ; (2) étaye ces faits et en fournit les sources documentaires (livres, rapports, publications scientifiques, articles de presse) ; (3) propose des compléments d’information « pour aller plus loin ».

► La vidéo de l’entretien est disponible sur la chaîne Youtube de Thinkerview au lien suivant.

► Le rapport est téléchargeable ci-dessous.PDF iconRapport de synthèse | Entretien Thinkerview du 25 janvier 2022

Lire larticle sur systext.org

Présentation du roman sur les éoliennes industrielles : « Les objets pour horizon »

– Chambon / Voueize –

Au Bistrot d’autrefois

Jeudi 5 mai – 17h à 19h

Présentation du roman « Les objets pour horizon »

avec l’auteur, Julien Dupoux – « Les objets pour horizon » – Roman politico-social

  • Sur le sujet des projets d’implantations d’éoliennes.

Une éleveuse de chèvres habite près de quelques éoliennes et a découvert les premières nuisances. Mais voilà qu’un nouveau projet d’implantations d’éoliennes, plus grandes, arrive à côté de chez elle…

L’association « Combrailles Attractives » sera présente pour évoquer le sujet, ainsi que la préparation d’un recours contre la décision préfectorale d’autoriser 3 éoliennes supplémentaires sur Evaux et Fontanières.

  • 18 h – Spectacle : conférence gesticulée

« La transition énergétique, mais si je peux être contre tout »

Tous les bonheurs de la transition énergétique (éoliennes, panneaux solaires, énergie-bois, méthanisation, géothermie profonde …) arrivent dans ma campagne de Creuse … parlons-en !
Mais on ne peut pas être contre tout, qu’on vous dit, mais si ! Il y en a bien qui sont pour n’importe quoi.

Par Julien Dupoux. Durée : 45 min. Prix libre.

Pour réserver un repas après le spectacle :

05 55 82 13 97

Géothermie dans le Puy-de-Dôme : un village en ébullition

Éloïse Lebourg (Reporterre) – 12 Avril

Un projet de géothermie profonde pour de l’électricité locale et propre. Voilà ce qu’on a vendu aux habitants de Saint-Pierre-Roche dans le Puy-de-Dome. Ils ne sont pas convaincus.

Saint-Pierre-Roche (Puy-de-Dome), reportage

Tasse de thé dans la main, Claudine regarde son nouveau paysage par la fenêtre. Cette habitante de Saint-Pierre-Roche (430 habitants) repense souvent à sa joie de découvrir un projet de géothermie près de chez elle. « Je suis écolo dans l’âme, je défends les énergies renouvelables. Quand j’ai reçu ce prospectus annonçant l’enquête publique, j’étais ravie. De l’électricité fournie grâce aux eaux des sous-sols, c’était parfait. » Mais alors qu’elle assistait à une réunion publique dans sa petite commune dans le Puy-de-Dôme, elle vit débarquer un jeune homme qui pointait du doigt les patrons de GLS Géothermics et de Storengy (filiale d’Engie) en charge du projet — les deux entreprises ont depuis fusionné en Geopulse. « Il les a traités de menteurs, disait qu’ils avaient voulu s’implanter en Creuse, et que la géothermie profonde n’avait rien de propre. » © Gaëlle Sutton/Reporterre

Plusieurs habitants se sont regardés médusés. Et ont commencé à se renseigner. Sur la géothermie profonde en premier lieu. Cette nouvelle technologie consiste à récupérer l’eau chaude dans les sous-sols, à plus de 4 000 mètres de profondeur. Ces derniers sont nettoyés par des acides, puis de l’eau est envoyée dans les forages. Par un jeu de vases communicants, l’eau chaude remonte par un autre puits et se transforme en vapeur. Grâce à un alternateur, elle alimente le réseau électrique. Pour Jacques Adam, de France Nature Environnement 63, « la géothermie profonde n’a rien de renouvelable, elle cause des microséismes, voire des séismes, comme ça s’est produit en Alsace ou en Suisse où les projets ont dû être stoppés. On envoie de l’acide dans les sols, et en plus, dans le cas de Saint-Pierre-Roche, on assécherait la rivière la Miouze. On n’a aucun exemple de géothermie profonde réussie, tous les projets ont dû être stoppés. » Des habitants craignent qu’à terme du lithium soit extrait du sol. © Éloïse Lebourg / Reporterre

Lire la suite sur Reporterre

Pollution minière : les maladies sont désormais « la faute de la victime »

Celia Izoard (Reporterre) – 21 avril

Le gouvernement profite de l’entre-deux-tours pour réformer par ordonnance le Code minier. Les dispositions contenues dans le texte publié, explique notre chroniqueuse, visent à aider les exploitants à s’exonérer de la responsabilité des dommages tout en reportant le blâme sur les personnes qui les subissent.

Entre les deux tours de l’élection présidentielle, le gouvernement réforme le Code minier par ordonnances. Le moment est bien choisi, en pleine tempête électorale, pour que personne n’y prête la moindre attention. Pourtant, il s’y joue une part de notre avenir. Entre la poursuite de la numérisation, le boom des véhicules électriques et l’industrialisation des pays du Sud, le monde est secoué par une ruée minière de haute intensité. Face aux monopoles chinois sur les métaux, les industriels européens font pression depuis des années sur les gouvernements pour qu’ils facilitent l’exploitation des gisements du continent. En France, suite aux protestations soulevées ces dernières années par des projets de mines d’or (en Guyane) ou de tungstène (en Ariège et dans le Tarn), le principal enjeu de la réforme du Code minier est d’améliorer l’acceptabilité sociale des activités extractives. « Permettre l’émergence de projets mieux acceptés, porteurs de développement durable du territoire en tenant compte de tous les enjeux environnementaux, économiques, sanitaires et sociaux », résumait Emmanuelle Wargon pour le ministère de la Transition écologique.

L’un des principaux problèmes des mines, ce sont les déchets : le secteur minier en est le principal producteur au monde. Qu’on soit en Chine ou en Europe et quel que soit le niveau de réglementation, exploiter par exemple une mine de cuivre contenant 100 g de cuivre pour 10 kg de roche nécessite de broyer et de traiter aux produits chimiques de gigantesques volumes de matières. En une décennie d’exploitation, on peut remplir une vallée de boues de traitement chargées de métaux toxiques et voir s’élever une montagne de roches excavées, l’une et l’autre susceptibles d’empoisonner les milieux pour des centaines d’années. Il est très coûteux et très difficile de confiner durablement ces déchets. C’est pourquoi le ministère de l’Écologie promettait de « renforcer les dispositions relatives à la responsabilité de l’exploitant minier à la fin des travaux pour une gestion des risques post-exploitation ».

Organiser le blâme des victimes

La loi Climat votée en août 2021 a autorisé le gouvernement à modifier le Code minier par ordonnances. Il a donc eu carte blanche lors de la rédaction du texte. Dans l’ordonnance publiée au Journal officiel ce 14 avril, conformément à l’esprit de la loi Climat, la définition d’un dommage minier est enfin étendue aux « dommages environnementaux et sanitaires » (il ne concernait jusqu’ici que les effondrements et remontées des eaux), mais son effet n’est pas rétrospectif : cela n’aura aucun effet sur les nombreux sites en France pollués par d’anciennes mines. Le gouvernement y a ajouté une clause restrictive : « L’exploitant peut s’exonérer de sa responsabilité en apportant la preuve d’une cause étrangère. » Si de fortes précipitations ravinent sur des terrils, intoxiquant les rivières et les vallées, comme à Salsigne (Aude) en 2018, il pourrait ne pas en être responsable, car la météo, personne n’y peut rien.

Mais l’aspect psychédélique de ce nouveau Code minier réside dans l’introduction d’une clause punitive pour les victimes de pollutions. L’exploitant (ou l’État, s’il s’est substitué à lui entre-temps) peut « réduire ou supprimer sa responsabilité s’il démontre que le dommage est causé conjointement par l’activité minière et par la faute de la victime, consistant, notamment, en une abstention de prise en compte par cette dernière des recommandations émises par les autorités sanitaires ». Pour prendre la mesure d’une telle formule, il faut comprendre en quoi peuvent consister de telles recommandations. Suite à l’exploitation de l’or et du cuivre dans le bassin minier de Salsigne, 200 kilomètres carrés sont pollués par des dizaines de substances dont l’arsenic, un métal très cancérigène. Dans toute la vallée, il est interdit par arrêté préfectoral de consommer des légumes, fruits, escargots, plantes et champignons locaux ; de fréquenter les aires de jeux et de pique-nique de 14 communes ; de consommer l’eau des fontaines et des sources ; de se baigner dans la rivière et ses affluents. L’Agence régionale de santé recommande à l’ensemble des habitants de « couper les ongles des enfants courts », de « ne pas [les] laisser jouer sur des sols nus », de « nettoyer souvent les pièces du logement, des balcons et des terrasses avec un linge humide », de « se laver soigneusement les mains après avoir joué ou travaillé en extérieur », de « prévoir des protections pour la peau et les voies respiratoires lors des travaux », de « laver fréquemment les vêtements, jouets et doudous », etc.

Lire aussi : Au milieu du chaos climatique, le risque d’un désastre atomique

« Cet article du Code minier est de nature à exclure la quasi-totalité des victimes du droit à la réparation de leurs préjudices », constate François Espuche, de l’association Gratte Papiers, qui regroupe des habitants de la vallée de l’Orbiel. De fait, en mai 2021, la plainte des riverains pour « mise en danger de la vie d’autrui » a fait l’objet d’un non-lieu au motif qu’il existe depuis 1997 dans la région des « restrictions d’usage » et des « recommandations liées à la pollution ». Lors de la consultation en ligne portant sur la réforme du Code minier, toutes les associations concernées, de France Nature Environnement à Guyane Nature Environnement, ont protesté contre cette ordonnance. Sans effet sur la version finale du texte.

Les futures victimes de pollutions pourraient donc être jugées fautives de ne pas avoir adopté le mode de vie hors sol exigé par la contamination des milieux. La pratique d’activités de subsistance ou le fait de persister à mener une existence normale à la campagne suffiraient à dédouaner l’entreprise minière ou l’État d’avoir rendu l’environnement impropre à l’agriculture, aux promenades, à la baignade et aux jeux des enfants. À travers ce transfert de responsabilité, le nouveau code minier entérine une tendance déjà à l’œuvre : l’État naturalise les pollutions (ou les catastrophes industrielles ou bactériologiques) tout en exigeant de la population qu’elle artificialise son mode de vie pour y faire face.

Lire sur Reporterre

Vendredi 29 Avril – Assemblée Générale Stopmines23

Assemblée Générale StopMines23
Vendredi 29 Avril – 18h00
à Chambon-sur-Voueize – Salle des fêtes

L’Assemblée Générale est un moment important dans la vie de notre association, c’est la possibilité de se rencontrer, de discuter plus longuement aussi nous espérons vraiment que vous serez présents.

les thèmes qui seront abordés :

  • bilan/rapport d’activités 2021

actualités :

  • géothermie profonde : Creuse, Puy de Dôme
  • permis miniers : Haute Vienne, Bretagne
  • éoliennes

Agriculture et changements globaux : quelles transitions agricoles ?

FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT CREUSE

AGRICULTURE ET CHANGEMENTS GLOBAUX : QUELLES TRANSITIONS AGRICOLES?Quelles directions pour le Creuse? Venez en débattre

Intervenante :  Marion CHARBONNEAU, maîtresse de conférences à l’Université de Pau

Le vendredi 29 avril 2022 à 17h30

Grande salle de la mairie de Guéret

Esplanade François Mitterrand 23000 GUÉRET

L’agriculture est aujourd’hui confrontée à des défis majeurs et notamment aux désordres climatiques, à la raréfaction de la ressource en eau et à la chute de la biodiversité. Dans les années 60, le nécessité de nourrir des populations de plus en plus importantes a conduit au développement d’une agriculture productiviste basée sur l’utilisation massive d’engrais et de pesticides et l’usage d’une forte mécanisation. Ce modèle agricole productiviste qui, à l’instar de l’ensemble des activités humaines, a contribué à la dégradation de l’environnement et à la perte de biodiversité est désormais remise en question. Face à ces défis, Marion CHARBONNEAU, enseignante chercheuse sur la question de la transition agricole, abordera le concept d’agro-écologie et brossera l’éventail des alternatives : agriculture de conservation, agriculture biologique,….et aussi l’émergence d’une agriculture de précision.

Entrée libre et gratuite.

STOP MINES 87 reste mobilisée face au nouveau projet minier qui menace notre territoire

26 mars 2022 par Stopmines87

Les adhérent.e.s de l’association Stop Mines se sont réunis pour l’Assemblée Générale de l’association qui a eu lieu le samedi 29  janvier 2022 (elle n’avait pas pu avoir lieu l’an dernier en raison du contexte sanitaire).

Après avoir validé les bilans passés, l’assemblée a échangé sur l’actualité et les suites à donner à la mobilisation.

La bonne nouvelle est que l’ancienne demande de permis dite de Bonneval, portée par l’entreprise Cordier Mines est définitivement enterrée.

La mauvaise nouvelle, c’est qu’une nouvelle entreprise du nom de Compagnie des Mines Arédiennes,  a déposé fin 2020, une nouvelle demande de permis concernant 3 concessions se trouvant au centre de l’ancienne demande : les PERM de Fayat, Pierrepinet et Douillac qui se situent sur les communes de Coussac-Bonneval, Château-Chervix, Saint-Priest-Ligoure, Meuzac et de La Roche l’Abeille, Saint-Yrieix-la-Perche et de La Roche l’Abeille et Le Chalard.

L’entreprise, dont le siège social est situé à Orléans, est en définitive une filiale de la société canadienne Aquitaine Gold Corporation, connue en Bretagne sous le nom de Variscan Mines (projet qui est enterré).

La société qui s’autoproclame sur son site internet “éco-responsable, respectueuse et à l’écoute de la vie locale » alors qu’aucun responsable de cette entreprise n’est venu rencontrer la population locale et qui pratique l’art du greenwashing à merveille, menace bel et bien le territoire.

Nous continuerons d’informer la population des risques d’un tel projet et nous nous opposerons à l’arrivée d’une entreprise néfaste pour le territoire.

De nombreuses communes et élus locaux  ont signalé leurs inquiétudes et se sont opposés par voie de délibération ou en émettant de gros doutes car beaucoup de questions restent sans réponse.

L’association reste plus que jamais mobilisée, pour continuer d’informer la population, échanger avec les élus locaux et montrer que d’autres voix pour créer de l’emploi tout en respectant notre territoire sont possibles.

Mines d’or : ni ici ! ni ailleurs !

Lire sur Stopmines87.fr