Arrestations du 15 juin : nouveau RDV le 18 juin à 10h devant le commissariat de Limoges

Ce mardi 15 juin, 6 personnes ont été interpellées en Limousin pour des prétendues dégradation de bien que l’État qualifie de « terrorisme ». Retrouvons-nous ce vendredi à 10h à Limoges devant le commissariat où ils sont détenus, montrons que nous ne sommes pas dupes des manœuvres de la maffia au pouvoir.

NOUVEAU RASSEMBLEMENT VENDREDI 18 JUIN À 10H HÔTEL DE POLICE

Dernières infos :
Entre 30 et 50 personnes réunies ce jeudi soir devant le comico.
Des banderoles, des chants, la chorale des résistances sociales (CRS), de nombreux amis des personnes arrêtées.
Des flics tendus qui gardent avec boucliers l’entrée principale du comico.
Cette chanson qui dit en citant des moments historiques du combat social, de la révolution de 1789 à d’autres moments de soulèvements et de sabotages : « non non non / c’est pas bien d’casser / sauf quand on / quand on a gagné »…
Un point sur la situation de l’affaire :
– 3 d’entre elles ont été relâchées sans charges (mais pas l’institutrice)
– les 3 autres seront vraisemblablement présentées à une juge ce vendredi matin
– après ce rendez-vous elles seront soit relâchées, avec ou sans contrôle judiciaire, soit placées en « détention provisoire » et mises en examen
– si des personnes sont incarcérées elles auront besoin de soutien pour cantiner, c’est-à-dire disposer d’un minimum d’argent pendant leur détention
– un comité de soutien est en cours de construction, il se réunira vraisemblablement pour la première fois en tant que tel samedi matin à Limoges

Après le rassemblement une quinzaine de personnes a subi un coup de pression policière bien assumé. Quelques personnes qui quittaient le rassemblement ont observé une surveillance policières, des voitures banalisées qui semblaient les suivre. Plusieurs véhicules de police sont arrivé pour encercler rapidement un groupe de personnes qui rejoignaient leurs véhicules. La situation a duré plus de 15 minutes, avec une trentaine de policiers stoïques mais menaçants qui encerclaient les gens tels des zombies tout en leur intimant l’ordre de partir. Ils ont pris l’identité d’une personne et ont finalement eu l’ordre de se replier.
Continuons à dénoncer cette mascarade
Retrouvons-nous encore demain et samedi

Lire la suite : https://labogue.info/spip.php?article1040

A lire sur le même sujet : https://labogue.info/spip.php?article1039

Marche des libertés – 12 juin – Guéret

Depuis des mois, partout en France, nous manifestons, défilons, nous rassemblons, pour défendre nos libertés et nos droits contre la politique autoritaire et liberticide du gouvernement ;
Rien n’y fait, sa Majesté Macron Ier et son gouvernent de pacotille font la sourde oreille, et il y a comme un relent fasciste dans l’air prêt à se saisir de nos peurs, de nos angoisses, de nos colères légitimes, toujours prompt à frapper à nos portes par temps de crise. Ne laissons pas ces idées gangréner nos pensées !

Le Collectif Stop Loi Sécurité Globale s’associe à l’appel pour les libertés et contre les idées d’extrême-droite.
CE SAMEDI 12 JUIN MARCHONS TOUTES ET TOUS ENSEMBLE POUR LA LIBERTE ET CONTRE LES IDÉES FASCISTES.
RENDEZ-VOUS A 10H30 DEVANT LA MAIRIE DE GUERET
.

A PARTIR DE 12h30 :
RETROUVONS-NOUS AU SQUARE JORRAND autour d’un « DÉJEUNER SUR L’HERBE » – artistique et militant :
Amenez de quoi becqueter, vos idées, vos textes, vos instruments, vos œuvres…
Occupons le square l’espace de quelques heures.

Ensemble, dessinons, écrivons, chantons, crions, dansons, le monde que nous voulons, comme nous le voulons : coloré, solidaire, uni, éclectique, plein de différences, tolérant…
Nous réclamons la liberté pour toutes et tous, nous refuserons toujours une société de contrôle, de surveillance et de suspicion généralisée.


Le collectif Stop Loi Sécurité Globale Creuse
www.facebook.com/slsg23
Printemps des libertés / Cabaret des Libertés

« Pour Clément, à l’assaut du ciel »

Publié le 7 juin 2021 par Acta.zone – https://acta.zone/pour-clement-a-lassaut-du-ciel/


Nous publions ici le texte lu par l’Action Antifasciste Paris-Banlieue lors de la manifestation parisienne du 5 juin 2021 en hommage à Clément Méric, 8 ans après son assassinat par des militants d’extrême-droite.

Ce vendredi, les assassins de Clément ont à nouveau été condamnés en appel pour son meurtre. Nous avons toujours dit, depuis 2013, que nous n’attendions rien de ce procès, à une chose près. Qu’il soit un moment de vérité, en particulier pour ses amis et ses proches. Et il doit être clair aux yeux de tous aujourd’hui que Clément a bel et bien été assassiné. Qu’il ne s’agissait pas, comme l’a raconté une certaine presse, de l’issue tragique d’une bagarre entre deux bandes dépolitisées, ou d’un fait divers malheureux.

Clément a été visé par des militants d’extrême-droite et il est mort parce qu’il a été identifié comme un militant antifasciste.

Antifasciste, il l’était lors de sa jeunesse à Brest. Il l’est resté en rejoignant Paris en 2012 pour poursuivre ses études. C’est ici qu’il a intégré l’union syndicale Solidaires et rencontré notre organisation, dans laquelle se côtoient alors militants révolutionnaires, jeunes syndicalistes et ultras du Virage Auteuil. Pendant près d’une année, il a milité à nos côtés, dans Paris et sa banlieue, pour ne pas laisser la rue à l’extrême-droite, auprès des migrants qui sont traqués et chassés par les forces de l’ordre, avec les collectifs de quartiers populaires qui s’organisent pour exiger la vérité et la justice pour tous les jeunes brutalisés par la police, et contre toutes les formes d’oppressions et de discriminations.

C’est de ce parcours de lutte commun que vient notre refus d’attendre quoi que ce soit du procès de ses assassins. Car notre conception de la justice n’a rien à voir avec celle des tribunaux de la bourgeoisie raciste de l’État français. Car notre combat n’est pas compatible avec le système pénitentiaire. Et notre antifascisme ne s’est jamais cantonné à la lutte contre les groupes de l’extrême-droite traditionnelle.

Un antifascisme conséquent aujourd’hui ne peut pas faire l’impasse sur des luttes comme celles contre le massacre des migrants en Méditerranée, la gestion néocoloniale des populations non-blanches, le déchainement islamophobe, les violences policières, l’institutionnalisation de l’état d’urgence, les politiques antiterroristes ou la chasse aux islamo-gauchistes etc.

Un antifascisme conséquent ne peut pas rester muet face à la multiplication des interventions impérialistes françaises en Afrique et ailleurs. Il ne peut pas rester muet face à la criminalisation du soutien à la résistance des peuples en lutte, en premier lieu du peuple palestinien qui combat héroïquement pour sa liberté, de la mer au Jourdain.

Un antifascisme conséquent aujourd’hui sait bien que la milice la plus violente et meurtrière dans ce pays, ce n’est pas Génération identitaire ou les Zouaves, c’est la police française.

Nous vivons un tournant autoritaire et raciste effrayant, qui se traduit par un déchainement de violence pour mater les révoltes qui fleurissent contre le racisme d’État ou la précarisation massive produite par le néolibéralisme. Et le regain d’activité des bandes fascistes ne peut pas se lire hors de ce contexte.

Prise de vertige face à l’offensive fasciste, une partie de notre camp remobilise à raison le thème de l’antifascisme. Mais c’est trop souvent pour s’engager dans des comparaisons réductrices avec les années 1930. Nous pensons qu’il s’agit d’une erreur d’analyse et de stratégie.

Le fascisme ne se réduit pas à ce qu’il s’est passé en Europe pendant une vingtaine d’années lorsqu’il était minuit dans le siècle. Au contraire, ce qui pouvait sembler, d’un point de vue européen ou blanc, être une forme radicalement nouvelle d’idéologie et de violence était en continuité avec l’histoire de la dépossession coloniale et de l’esclavage racial.

Une « histoire concrète du fascisme », doit faire sa place à la colonisation, au complexe carcéral-industriel et à la contre-révolution. Le fascisme dans ce pays, c’est aussi les massacres au Cameroun ou en Indochine, c’est aussi la généalogie coloniale des techniques de maintien de l’ordre, c’est aussi les cérémonies de dévoilement organisées en Algérie et la doctrine militaire contre-insurrectionelle.

La menace n’est pas un « retour des années 1930 » mais le fait permanent d’une terreur d’État racialisée, d’un fascisme persistant.

Face à cela, plusieurs attitudes existent dans notre camp, toutes polarisées par 2022. D’un côté, une partie semble résignée et attend la catastrophe comme un moment difficile à passer, en se disant qu’après Trump il y a Biden. De l’autre, une partie espère un miracle en essayant de rejouer l’union de la gauche et espère être sauvée par les fronts antifascistes des dimanches électoraux.

Face à l’hypothèse de l’union de la gauche, on préfère celle des blocs révolutionnaires. On voit ce que c’est un bloc, c’est plus concret. On commence par faire bloc dans la rue, face aux fascistes ou aux flics, ou pour marcher ensemble. Ça part des luttes extraordinaires des dernières années, et on sait qu’on ne fera pas bloc avec ceux qui ont rédigé les lois Travail, les ordonnances Macron. Ou encore avec ceux qui défilent avec les flics lorsque ces derniers exigent le droit de réprimer en paix. On ne fait pas bloc en exigeant des dissolutions de l’État qu’on combat quotidiennement ou en réclamant davantage de mesures antiterroristes.

Bloc c’est aussi le mot dans le mouvement ouvrier qui désigne la capacité à articuler les différentes luttes pour constituer une force capable de menacer le pouvoir existant. C’est imaginer comment constituer des alliances entre les mouvements divers qui ont fait de ce pays le théâtre de la plus grande conflictualité sociale en Europe au cours des dernières années. Faire bloc, c’est se mettre en mouvement dès maintenant, forts de nos avancées récentes et en tirant les leçons de nos défaites. Faire bloc, c’est refuser de se résigner à avancer dans un espace-temps politique entièrement cartographié par l’ennemi et dont 2022 est la pointe émergente. Faire bloc, c’est se rappeler que même si c’est mal parti pour notre histoire, même si l’obscurité augmente et que nos slogans sont en désordre, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes.

C’est le sens que l’on a donné à la manifestation d’hier. L’enjeu n’est pas seulement de commémorer un ami, un frère ou un camarade, clamer la mémoire de Clément, c’est ancrer dans les cœurs de tout un chacun la ferveur de notre lutte commune et se donner les moyens de la rendre victorieuse.

En 2013, quelques jours après sa mort, nous écrivions : face aux capitalistes, aux fascistes et l’État, une révolution reste à faire.

8 ans après, depuis le camp que Clément avait choisi, et qui lui a valu de mourir, nous continuons le combat, en partant, pour Clément et tant d’autres, à l’assaut du ciel.

Juillet 2021 – zad nddl – Rassemblement Intergalactique à l’occasion de l’invasion zapatiste

Juillet 2021 – zad nddl – Rassemblement Intergalactique en lien avec l’invasion zapatiste 😃⛵️⚓️ // 10/11 – ¡Muchas luchas para vivir, un mismo corazón para luchar! Rencontres de femmes, personnes trans, inter et non-binaires de l’Autre Europe // 13/14 – Rencontres mixtes, ouvertes à tout.es — sites : zad.nadir.org / zadenvies.org – fb : zad nddl info sur inscription : inscription2021@riseup.net (précisez vos dates de venue et le nombre de personnes) l’évènement facebook : https://www.facebook.com/events/1486895508310498/

L’annonce du « voyage pour la vie » et de la venue, pour la première fois en Europe, d’une grande délégation du mouvement zapatiste nous a mis des étoiles dans les yeux. Leur « invasion » renversée pour dénoncer haut et fort la poursuite de la colonisation du monde par l’hydre capitaliste a fait émulsion dans le bocage et dans nombre d’espaces en résistance dans l’Autre Europe. L’expérience des territoires autonomes zapatistes – née du soulèvement de 1994 – s’est maintenue depuis avec une détermination et une créativité ébouriffante. Pour notre mouvement comme pour bien d’autres, cette expérience, si lointaine et si proche à la fois, a formé un repère dans le brouillard des horizons révolutionnaires. Quelques semaines après l’annonce de leur traversée de l’océan, des femmes de la zad ont envoyé aux compas zapatistes une lettre d’invitation à venir échanger dans le bocage et ses communs au cours de leurs parcours en Europe. (La lettre d’invitation : https://zad.nadir.org/spip.php?article6815 Pour plus d’infos sur le « voyage pour la vie zapatiste », voir entre autre le texte « l’invasion zapatiste commence ! :https://lavoiedujaguar.net/L-invasion-zapatiste-commence et les communiqués des compas zapatistes traduits sur : https://enlacezapatista.ezln.org.mx ) La zad de Notre Dame des landes a, depuis le temps de la lutte anti-aéroport, pour tradition d’organiser de grands rassemblements estivaux, carrefours de résistances en cours : Zadenvies et Semaine Intergalactique notamment. Cette année, l’excursion zapatiste nous réunit autour d’un cap commun que nous avons appelé « Rencontres Intergalactiques ».

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CABARET DES LIBERTES #3 – Scène ouverte artistique – 29 Mai

Scène ouverte artistique – Rassemblement revendicatif pour la liberté d’accès à l’art et à la culture !

SAMEDI 29 MAI – devant la Médiathèque – 14h / 17h


Poètes, musiciens, musiciennes, comédiens, comédiennes, chanteurs, chanteuses, jongleurs, jongleuses, auteur(e)s, humoristes, plasticiens, plasticiennes, troubadours, saltimbanques, artistes de tous genres, ou simplement amoureux et amoureuses des arts, de la culture et de la liberté…

Professionnel(le)s ou amateur(e)s, du dimanche ou de n’importe quel jour de la semaine…

Venez partager, un morceau, un texte, un poème, un numéro, votre ressenti, vos témoignages… SAMEDI 15 MAI, esplanade Nelson Mandela
(entre la Guérétoise du Spectacle et la Médiathèque), entre 14h et 17h.

L’état d’urgence sanitaire se prolonge et les lieux culturels sont fermés depuis trop longtemps.

Les lois, décrets et mesures liberticides et autoritaires se multiplient, et l’art et la culture sont bâillonnés.

Parce que le sujet de nos libertés nous concerne toutes et tous, et parce que les artistes et amoureux ou amoureuses de l’art, sont par essence des êtres épris de liberté ;

Parce que l’art et la culture ont un rôle social essentiel à jouer dans la société en plus de celui de nous offrir des bulles de créativité, de rêve, d’imagination, de distraction (osons le mot!), de détente, de plaisir…

Parce que les arts et la culture, comme les artistes, sont toujours vivants ;

Parce que nous ne sommes ni des robots, ni des esclaves* :

NOUS AVONS LE PLAISIR DE VOUS INVITER AU 3e CABARET DES LIBERTÉS de GUÉRET !

* « un pays où on ne comprend pas l’art est un pays d’esclaves ou de robots » – Eugène Ionesco

Rassemblement déclarer en préfecture par les associations Zone Libre et Le Théâtre D’Or.

Port du masque et respect des gestes « barrières » obligatoire.

Consommation d’alcool interdite sur la voie publique.


Le matin, à 11h, devant la mairie de Guéret : Assemblée populaire comme chaque samedi – rassemblement organisé par le Collectif Stop Loi Sécurité Globale Creuse pour la défense de nos libertés et contre la loi sécurité globale.



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Invitation à la délégation zapatiste d’une assemblée de femmes de la Montagne limousine

Pour faire suite à l’appel des zapatistes (EZLN – Chiapas, Mexique), une assemblée de femmes de la Montagne Limousine s’est constituée pour inviter la délégation de femmes, d’hommes et autres zapatistes à nous rendre visite ici. Voici le texte de l’invitation. le Syndicat de la Montagne Limousine, qui a aussi signé la Déclaration pour la Vie de janvier 2021 -qui donne le ton de la visite zapatiste en Europe-, s’associe à cette invitation et appuiera, dans la mesure de ses moyens, le bon déroulement de ces rencontres si elles ont lieu (le parcours de la délégation n’est pas encore arrêté).

Un appel à dons pour couvrir les frais de cet évènement vient d’être mis en ligne.

Lire la suite sur : syndicat-montagne.org

PRINTEMPS DES LIBERTES #8 – SAMEDI 15 MAI – Guéret

L’art et la culture : notre bien commun !

11h / 14h : ASSEMBLEE POPULAIRE devant la MAIRIE – discussion autour de la question du « PASS SANITAIRE »

14h / 17h : Cabaret des Libertés #2 – scène ouverte et rassemblement, pour que vivent les arts et la culture.

Depuis maintenant un an nous sommes en état d’urgence sanitaire quasi permanent. Le projet de loi examiné à l’assemblée nationale le 10 mai pour la sortie de l’état d’urgence donne toujours la possibilité au gouvernement de réglementer, restreindre ou interdire la circulation des personnes et des véhicules, là où est « constatée une circulation active du virus ». Il peut aussi prendre un décret pour réglementer l’ouverture de certains établissements recevant du public ou en décider la fermeture. Les rassemblements et activités sur la voie publique peuvent aussi faire l’objet de restrictions.

Il introduit la base législative d’un pass sanitaire pour l’été.

L’article 8 prévoit une série d’habilitations à légiférer par ordonnances, notamment en ce qui concerne l’activité partielle et l’activité réduite. D’autres mesures dans la sphère sociale vont être modifiées.

Nous restons donc dans la logique d’une politique autoritaire qui prend des décisions d’une manière opaque, avec un conseil de défense, composé de personnes choisies par le président et qui sont soumises au secret défense.

Nous devons obéir à des injonctions contradictoires imposées d’en haut sans aucune concertation, sans aucune délibération collective, soit disant pour notre bien, avec culpabilisation à l’appui. Dans cette logique, alors même que le gouvernement continue de supprimer des lits et des postes dans les hôpitaux, toute voix qui s’oppose à la politique sanitaire est considérée comme suspecte.

Pendant ce temps des lois et décrets liberticides, anticonstitutionnels, sont en train de passer.

La crise sanitaire est un prétexte pour contrôler et surveiller toujours plus la population en même temps que sont détruits tous les acquis sociaux. Qui peut croire que des mesures sont là pour notre bien, quand la réforme de l’assurance chômage va fragiliser un grand nombre d’entre nous ?

Comment pouvons-nous nous emparer de la question cruciale de la politique sanitaire? Y réfléchir collectivement ? Résister à cet autoritarisme qui, par la peur et la culpabilisation, nous infantilise et nous attaque jusque dans nos corps ?

Qu’est-ce qu’implique la mise en place d’un pass sanitaire ? Allons-nous finir par l’accepter ? La stratégie vaccinale qu’on nous impose insidieusement à grand renfort de communication, de culpabilisation et de chantage est-elle réellement la seule possibilité ? Pourquoi tant d’opacité sur les contrats avec les laboratoires ? Chacun ne pourrait-il pas être acteur de la politique sanitaire, en toute conscience, si les mensonges d’état cessaient ?

« Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat ce n’est pas que vous croyez ces mensonges, mais que plus personne ne croit plus rien. (…) Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa capacité de juger. Et avec un tel peuple vous pouvez faire ce que vous voulez » Anna Arendt


« La pandémie suggère l’idée qu’un peu comme dans notre imaginaire la peste, nous serions tous soumis à un danger de mort imminent, et donc en parlant de pandémie on a sidéré les esprits, on est passé dans un régime d’exception et on s’est mis à accepter des choses parfaitement inacceptables » Barbara Stiegler

le collectif Stop Loi Sécurité Globale Creuse

https://www.facebook.com/Stop-Loi-Sécurité-Globale-Creuse-slsg23

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GUERET – samedi 8 mai – contre la loi « Sécurité Globale », pour nos libertés : PRINTEMPS DES LIBERTÉS #7 – Assemblée populaire et Scène ouverte

Samedi 8 mai et TOUS LES SAMEDIS – devant la mairie de Guéret – dès 11h : Rassemblement contre la loi « sécurité globale » et pour défendre nos droits et libertés. Assemblée populaire et Scène ouverte. La lutte continue !

Le déconfinement progressif ne change rien à notre mobilisation et à nos revendications.
Nos droits et libertés sont toujours menacés par la politique autoritaire et liberticide du gouvernement.

  • La loi sécurité globale a été adoptée en avril par le Parlement, mais une saisine du Conseil Constitutionnel est en cours pour faire invalider cette loi nous jugeons anti-constitutionnelle, et donc annuler sa promulgation (qui n’a pas encore eu lieu).
  • Le projet de loi « confortant les principes républicains » est toujours là.
  • Les décrets de « sécurité publique » passés en décembre sont toujours là.
  • La réforme de l’assurance chômage est toujours prévue pour juillet.
  • Les services publics sont toujours menacés, et notamment le secteur de la santé, qui continue de subir des coupes budgétaires depuis cette dernière année, malgré l’épidémie.
  • Nous sommes loin d’être sortis de l’état d’urgence. Le déconfinement n’est que partiel et nous vivons toujours sous couvre-feu.
  • Nous vivrons bientôt, à partir du 9 juin avec un pass sanitaire, ou vaccinal, ou coronapass, ou qu’importe le nom qu’il lui sera donné, ce « pass » va diviser la population en deux catégories qui n’auront pas les mêmes droits selon que nous serons vacciné(e)s, testé(e)s, ou pas.
  • « Certains » lieux culturels vont réouvrir, avec des jauges limitée (très limitée : 35{86109fcefb9d5fbf2092dbb1701a32b0efbb9d053e27c85c00bc43ee4b9e74d0} alors que les professionnels s’accordent à dire qu’il fait remplir une salle à 80{86109fcefb9d5fbf2092dbb1701a32b0efbb9d053e27c85c00bc43ee4b9e74d0} pour que ce soit « rentable »), et le pass sanitaire sera obligatoire pour y accéder…

Allons-nous, devons-nous, accepter tout cela, la surveillance, la suspicion, la culpabilisation permanente et généralisée ? Ces questions méritent d’être débattues publiquement.

Rassemblement déclaré en préfecture de 11h à 14h.
Port du masque et respect des gestes barrières obligatoires.


Dans un souci de clarifier la communication le collectif Stop Loi Sécurité Globale Creuse s’est doté de sa propre page facebook, si vous utilisez ce média et souhaitez suivre nos « actualités » : https://www.facebook.com/Stop-Loi-Sécurité-Globale-Creuse-slsg23.

Vous trouverez toujours les informations quant à nos rassemblements hebdomadaires sur la page et sur le site consacrés au Carnaval des Libertés : https://www.facebook.com/carnavaldeslibertes ou https://carnavaldeslibertes.wordpress.com. (page « Printemps des Libertés »)

Cela n’est pas une scission de nos actions ou revendications. L’art, la culture et la lutte ne sont pas incompatibles, bien au contraire. Depuis le début de la mobilisation du collectif, nos revendications dépassent la seule question de la loi « sécurité globale » qui n’est malheureusement qu’une toute petite pierre dans un plus vaste édifice totalitaire et autoritaire en construction, et la confiscation de l’art et de la culture constitue une atteinte grave à nos droits et nos libertés, au même titre que le passage en force des lois, décrets, reformes, autoritaires et liberticides que nous devons affronter. C’est pour cela que les rassemblements hebdomadaires devant la mairie de Guéret mêlent, et continueront de mêler, prises de paroles et interventions militantes, politiques et artistique au travers d’une assemblée populaire, suivie d’une modeste scène ouverte à qui souhaite s’exprimer (enceinte sur batterie + 3 entrées mic / instru).

Ce samedi 1er mais, nous avons inauguré notre première « vraie » scène ouverte (comprenez avec un vrai matériel de sonorisation ^^), le premier Cabaret des Libertés, pour la liberté d’accès à l’art et la culture, devant la médiathèque de Guéret. Nous tenons à remercier toutes celles et tous ceux qui étaient présent(e)s, et notamment les copains de Ripe la Lune qui nous ont prêté leur matériel, sans eux pas de son pour ce premier cabaret ! Nous avons eu le plaisir d’accueillir des musiciens, musiciennes, chanteurs, chanteuses, auteur(e)s, comédiens, comédiennes… autant de prestations variées témoignant de la richesse artistique, créative et culturelle de la Creuse. Bravo et merci à toutes et tous ! Sachez que nous comptons bien remettre ça très prochainement, infos à venir sur : https://carnavaldeslibertes.wordpress.com/cabaret-des-libertes/.

La convergence est notre seule chance !
https://lepoing.net/lincroyable-son-de-montpellier-contre-la-loi-securite/?fbclid=IwAR2cqmArIcTILGGdk9N8SEojzEqX6jZOkbQMr53QlWKxNKotuXDUEJbDDHA

Confrontons nos points de vue, échangeons, discutons, c’est ensemble que nous construirons la lutte.

Paroles militantes, paroles citoyennes, paroles artistiques… toute intervention est la bienvenue, alors amène tes idées, tes textes, tes instruments… et de quoi becqueter et se désaltérer. (nous rappelons que la consommation d’alcool est interdite sur la voie publique)

A samedis !

C’est qui les malfaiteurs ? Relaxe pour les inculpé.es de Bure !

Après quatre années d’instruction pour « association de malfaiteurs », des milliers d’heures d’écoutes par la gendarmerie, un dossier de 15 000 pages, des mètres cubes de matériel saisi, un harcèlement policier omniprésent dénoncé par la Ligue des droits de l’homme, l’heure de la mascarade judiciaire a sonné.

Les 1er, 2 et 3 juin au tribunal de Bar-le-Duc se tiendra le procès des sept « malfaiteurs » de la lutte à Bure. Des ami.e.s luttant contre le projet de méga-poubelle atomique Cigéo ont été privé.e.s de leur liberté de circuler et empêché.e.s de se parler pendant de longues années. Cette procédure a constitué une peine et a tenté de paralyser tout un mouvement de résistance. Ce qu’on musèle chez ces personnes, c’est leur engagement antinucléaire, leurs convictions et leur liberté d’expression.

Nous sommes toutes des malfaiteurs !

Il n’y a toujours aucun déchet nucléaire à Bure. Pour autant, nous sommes à un moment charnière car Cigéo pourrait bientôt être reconnu d’utilité publique : expropriations, défrichement du bois Lejuc et premiers chantiers pourraient voir le jour d’ici à 2022. Nous ne nous laisserons pas faire. Ce « procès des malfaiteurs » sera surtout le procès de Cigéo et du nucléaire.

Il est temps de dénoncer l’association de malfaiteurs comme outil de criminalisation de nos luttes. Cet outil juridique, issu des lois dites « scélérates » et de l’antiterrorisme, est utilisé pour tenter de paralyser toutes les formes d’auto-organisation partout en France et ailleurs : contre des Gilets jaunes, des personnes des quartiers populaires, des antifascistes, des écologistes…

Leur justice en carton-pâte ne nous fait pas peur : le 1er, 2 et 3 juin, réunissons-nous à Bar-le-Duc devant le tribunal. Soyons nombreux.ses à affirmer notre opposition au nucléaire, à soutenir nos ami.e.s, à célébrer toutes nos luttes et à dénoncer cette instruction.

C’est le moment d’enterrer Cigéo !

RDV le 1er juin à partir de 9 heures à Bar-le-Duc sur la place Saint-Pierre

Tous les jours du procès : rassemblement devant le tribunal

Mardi 1er juin 14 heures : cortège festif !

Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, nous invitons chacun.e à prendre les mesures adéquates, gel et masques seront à disposition en quantités suffisantes.

Faites tourner l’info, svp, le délai est très court pour mobiliser : parlez-en autour de vous !

Programme

Tous les jours, rassemblement devant le tribunal : retrouvailles, tribunes, discussions, infokiosque, lectures, ateliers, stands, miam, chants, danses, cabaret…

Possibilité d’hébergement à Bure et alentour.

Plus d’infos et programme détaillé à venir sur https://bureburebure.info/123proces et sur https://noussommestousdesmalfaiteurs.noblogs.org

Tracts et affiches

Tract pour impression : version A5 couleur / version A5 NB
Affiche pour impression : version A3
Nous allons imprimer des A2 : contacter nous rapidement pour en recevoir et les dispatcher chez vous ! 123proces(at)riseup.net

Soutien antirep

Important – Appel à dons : https://www.helloasso.com/associations/cacendr/collectes/en-soutien-au-proces-des-malfaiteurs-de-bure-1

Contacts

123proces(at)riseup.net

https://bureburebure.info/123proces
https://noussommestousdesmalfaiteurs.noblogs.org/

Fb : @bureacuire2
Tw : @BureaCuire

CABARET DES LIBERTES #1 – SAMEDI 1er MAI

CABARET DES LIBERTES #1 – SAMEDI 1er MAI – devant la Médiathèque de Guéret – 13h / 15hScène ouverte artistique – Rassemblement revendicatif pour la liberté d’accès à l’art et à la culture !
A tous les musiciens et musiciennes, artistes, troubadours, saltimbanques, amoureux,amoureuses des arts, de la culture et de la liberté… : BONJOUR !

L’état d’urgence sanitaire se prolonge et les lieux culturels sont fermés depuis trop longtemps.
Les lois, décrets et mesures liberticides et autoritaires se multiplient, et l’art et la culture sont bâillonnés.
Parce que le sujet de nos libertés nous concerne toutes et tous, et parce que les artistes et amoureux ou amoureuses de l’art, sont par essence des êtres épris de liberté ;
Parce que l’art et la culture ont un rôle social essentiel à jouer dans la société en plus de celui de nous offrir des bulles de créativité, de rêve, d’imagination, de distraction (osons le mot !), de détente, de plaisir…
Parce que les arts et la culture, comme les artistes, sont toujours vivants ;
Parce que nous ne sommes ni des robots, ni des esclaves* :
NOUS VOUS INVITONS AU PREMIER CABARET DES LIBERTÉS de GUERET !

Poètes, musiciens, musiciennes, comédiens, comédiennes, chanteurs, chanteuses,jongleurs, jongleuses, auteur(e)s, humoristes, plasticiens, plasticiennes…Professionnel(le)s ou amateur(e)s, du dimanche ou de n’importe quel jour de la semaine…Venez partager votre art SAMEDI 1er MAI, esplanade Nelson Mandela(entre la Guérétoise du Spectacle et la Médiathèque), entre 13h et 15h.

C’est le 1er mai la Fête des travailleurs, c’est aussi traditionnellement une Fête du Printemps, du Renouveau, de la Vie. Nous serons aux côtés des citoyens et citoyennes de tous secteurs pour défendre les droits des travailleurs et travailleuses et de tous les citoyens et citoyennes, et défendre un autre modèle de société libre et égalitaire, dès 10h30, devant la mairie de Guéret.
Le Cabaret de Libertés vous accueillera devant la Médiathèque à l’issue de cette manifestation dès 12h30 pour poursuivre ensemble la mobilisation pour nos droits et libertés.

Prévoyez vos instruments, vos textes, votre masque, votre attestation,…et de quoi becqueter pour un pique-nique artistique !

Le collectif Stop Loi Sécurité Globale Creuse, mobilisé depuis novembre 2020 pour la défense de nos droits et libertés (loi « Sécurité Globale », loi « Séparatisme », décrets de « Sécurité Publiques », réforme de l’assurance chômage, fermeture des lieux culturels, instrumentalisation de la crise sanitaire…)
* « un pays où on ne comprend pas l’art est un pays d’esclaves ou de robots » – Eugène Ionesco
Rassemblement déclaré en préfecture entre 12h30 et 15h. Nous rappelons que les rassemblements et manifestations déclaré(e)s en préfecture ne sont pas interdits par l’état d’urgence sanitaire ni par le confinement. NOUS POUVONS MANIFESTER. Modèle d’attestation de déplacement dérogatoire sur www.carnavaldeslibertes.wordpress.com . Nous rappelons l’importance de respecter les mesures sanitaires en vigueur (port du masque, respect des gestes barrière…).

PRINTEMPS DES LIBERTÉS #6 – GUÉRET – 24/04 – 11h

Face à la Loi Sécurité Globale et à la politique autoritaire et liberticide du gouvernement : RÉSISTANCE GLOBALE !

RENDEZ-VOUS ce SAMEDI 24 AVRIL à 11h devant la mairie de Guéret :
ASSEMBLÉE POPULAIRE & SCÈNE OUVERTE artistique.
​Parole militante, parole artistique, parole citoyenne… toute intervention est la bienvenue. Amène tes textes, tes idées, tes instruments, tes compétences, ton écoute… du café, une tarte, un cake… à partager.

[préparation FLASH MOB en Creuse]
Ce samedi nous répéterons « Danser encore » d’HK et les Saltimbanques dans le but de l’interpréter ensemble samedi prochain 1er mai, VENEZ CHANTER AVEC NOUS !
Ci-joint les paroles de la chanson, et pour répéter avant la répète générale :
https://www.youtube.com/watch?v=SyBEMRyt6Qg

Ci-joint également, notre « Appel » à nous unir contre cette politique de plus en plus autoritaire, dont, malheureusement, la loi « Sécurité Globale » n’est qu’une étape. A diffuser autour de vous autant que vous pouvez, si vous le souhaitez.
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Contre la politique autoritaire et liberticide du gouvernement, pour défendre nos droits et libertés fondamentales : UNISSONS-NOUS !

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Nous maintenons, et nous maintiendrons tant que ce sera nécessaire, nos rendez-vous hebdomadaires TOUS LES SAMEDIS à 11h DEVANT LA MAIRIE DE GUÉRET, contre la loi « Sécurité Globale », contre la politique autoritaire et liberticide du gouvernement, pour défendre nos droits et libertés fondamentales, dans le respect d’autrui et le respect des mesures sanitaires en vigueur (port du masque, distanciation sociale…).

Rassemblements déclarés en préfecture de 11h à 14h. Nous rappelons que les manifestations et rassemblement déclarés en préfecture NE SONT PAS INTERDITS PAR L’ÉTAT D’URGENCE SANITAIRE NI PAR LE CONFINEMENT. Pensez à vous munir d’une attestation de déplacement dérogatoire et d’un masque. Modèle d’attestation ci-dessous. Nous rappelons que le port du masque et le respect des gestes sont obligatoires.

Le collectif Stop Loi Sécurité Globale Creuse (Stop Mines 23, Attac 23, Creuse Citron, Le Trou des Combrailles, Sud Éducation Limousin, NPA 23, Le Théâtre D’Or, Union Communiste Libertaire, Questions Masques Enfants 23, Zone Libre).


« Ainsi commence le fascisme. Il ne dit jamais son nom, il rampe, il flotte, quand il montre le bout de son nez, on dit : C’est lui ? Vous croyez ? Il ne faut rien exagérer ! Et puis un jour on le prend dans la gueule et il est trop tard pour l’expulser. » – Françoise Giroud

[Appel] Contre le loi « Sécurité Globale » et contre la politique autoritaire et liberticide du gouvernement : UNISSONS-NOUS !

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Projets de loi « Sécurité Globale », « Confortant les principes de la République », décrets de « Sécurité publique », réforme de l’assurance chômage, démantèlement des services publics, instrumentalisation de l’état d’urgence sanitaire…

Appel aux syndicats, organisations politiques et associatives, citoyens et citoyennes à nous unir contre une politique de plus en plus autoritaire et liberticide :

Le projet de loi de « sécurité globale », comme celui « confortant les principes de la République », la réforme de l’assurance chômage dont le deuxième volet prévu pour juillet prochain amputera d’1/4 à 1/3 les revenus des demandeurs et demandeuses d’emplois qui auront dû par ailleurs travailler plus en moins de temps pour être indemnisé(e)s, le démantèlement des services publiques, la publication en décembre dernier de trois décrets dits de « sécurité publique » élargissant considérablement les possibilités de fichage de la population, et notamment des militants et militantes, qui peuvent dès aujourd’hui être fiché(e)s non plus seulement selon leurs actes, mais aussi selon leurs opinions, politiques, religieuses ou philosophiques, enfin, l’état d’urgence sanitaire, qui justifie depuis plus d’un an maintenant, les prises de décisions autoritaires et absurdes d’un gouvernement dont il ne fait plus aucun doute qu’il ne sert pas les intérêts du plus grand nombre, et qu’il ne protège pas sa population, et certainement pas les plus précaires d’entre nous (étudiants, intermittents du travail, demandeurs d’emploi, sans-domiciles…) qui ne cessent de payer la crise économique et sanitaire ; on peut parler de dérive totalitaire.

Personne n’est et ne sera épargné. L’étau se resserre autour de chacun et chacune d’entre nous, que nous soyons engagé(e)s politiquement, ou associativement, ou pas.

Bientôt tout l’espace public sera soumis à contrôle, des caméras et des drones surveilleront nos moindres faits et gestes (projet de loi « Sécurité globale »), chacun et chacune peut d’ors-et-déjà être fiché(e) – et bientôt poursuivi(e) ? – pour de simples opinions (décrets de « sécurité publique »).

Bientôt des associations pourront être dissoutes parce qu’elles ne respectent pas « les principes républicains » (projet de loi « confortant les principes de la République »), principes soumis à interprétation, mais à l’interprétation de qui ?

Bientôt toute personne, toute organisation ou « groupement », critiquant ou refusant la politique du gouvernement pourra être accusé de représenter un « danger pour la sûreté de l’état » ou pour les « intérêts fondamentaux de la Nation » (décrets de « sécurité publique »).

Déjà nous voyons des hommes et des femmes accusé(e)s de « mise en danger de le vie d’autrui » parce qu’ils ou elles n’ont pas respecté à la lettre les règles sanitaires ubuesques en vigueur. Derrière cette accusation il y a toute une politique culpabilisante menée par le gouvernement : accuser chacun et chacune d’être responsable de la propagation du virus afin de mieux cacher la gestion calamiteuse et criminelle de cette crise. Nous assistons depuis plus d’un an à la poursuite d’une politique de suppression des postes et des lits dans les hôpitaux, aux mêmes prises de décisions contradictoires, aux mêmes effets d’annonces dramatiques, alimentant un sentiment de peur et d’insécurité croissant et conduisant à la précarisation matérielle et psychologique d’un grand nombre d’entre nous ; précarisation qui conduit certains et certaines au suicide.

Si un mouvement d’ampleur ne se met pas en place nous serons bientôt soumis et soumises à un pouvoir fou qui aura de son côté, pour légitimer sa politique autoritaire et liberticides, les lois et décrets qui sont en train de passer aujourd’hui au mépris de toute démocratie.

Rappelons que dès le début de son mandat le président Macron se plaisait à gouverner par ordonnance, et que depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire la loi d’état d’urgence sanitaire permet au gouvernement de multiplier les décrets – un décret n’est pas voté, et il s’applique dès que publié. Récemment, 220 parlementaires ont refusé de voter sur les modalités du 3e confinement, refusant de servir de caution démocratique à « une décision déjà prise », ils dénoncent une « parodie de démocratie ». Les masques tombent. Le Parlement ne serait-il devenu qu’une simple formalité par laquelle il ne sera bientôt même plus la peine de passer ?

Nous avons toutes et tous intérêt à nous unir et faire front commun pour défendre nos droits et libertés, et ce, quelles que soient nos façons de lutter. C’est pourquoi nous vous appelons à rejoindre les assemblées publiques que nous avons ouvertes tous les samedis à 11h devant la mairie de Guéret.

Ensemble nous pouvons espérer construire une force de résistance. Si nous restons isolés et chacun dans son pré carré nous risquons d’assister impuissants et impuissantes à la fin de l’état de droit et à une répression de plus en plus forte et violente.

L’heure n’est plus aux calculs des intérêts propres à chaque organisation ou à chaque personnes, mais à la défense collective de l’intérêt général.

Construisons ensemble. La force viendra de la mise en commun de nos pratiques respectives : militantes, politiques, syndicales, artistiques, libertaires, citoyennes et autres.

Nous attirons tout particulièrement votre attention sur le fait que les députés et sénateurs se sont mis d’accord fin mars sur le texte final du projet de loi « Sécurité Globale » et que cette loi vient d’être adoptée définitivement par le Parlement au mépris des mobilisations qui dénoncent depuis des mois ses dispositions liberticides.

L’article 24 si controversé n’a pas été retiré. Deux nouveaux délits de « provocation à l’identification d’un agent ou de sa famille » et de « compiler dans un fichier privé des données sur des agents des forces de l’ordre », punis respectivement de 5 ans d’emprisonnement et plusieurs milliers d’euros d’amendes, ont même été créés !

L’article 1er criminalise l’occupation sans titre de locaux vacants. Il criminalise et précarises ainsi encore d’avantage les sans-domiciles et bafouent le droit au logement, et permet par la même occasion de réprimer tout mouvement d’occupation en criminalisant l’occupation de leur lieu de travail par les salariés, des facs par les étudiants, des écoles par les parents et les enseignants, ou des théâtres par les intermittents, du spectacle et du travail…

C’est une lourde atteinte à la liberté de manifester et au droit de grève qui s’inscrit aujourd’hui dans la loi.

Le projet de loi a beau avoir été adopté, la lutte n’est pas terminée. Nous refusons cette société de surveillance généralisée et restons mobilisé(e)s. Nous nous associons à la saisine citoyenne du Conseil Constitutionnel qui est en préparation et qui sera déposée le 22 avril.

Les élus d’opposition ont par ailleurs d’ors-et-déjà annoncé leur intention de saisir également le Conseil Constitutionnel, de même que le Syndicat des Magistrats, que le Syndicat des avocats de France, la Quadrature du Net et le Syndicat des Journalistes

Nous sommes toutes et tous concerné(e)s, citoyens, citoyennes, militants et militantes ou non, syndicalistes, membres d’associations, parents, professeurs, étudiants, travailleurs, travailleuses ou demandeurs et demandeuses d’emplois… Unissons-nous !

Il n’y a que dans l’union et la convergence que la victoire est possible.

« Ainsi commence le fascisme. Il ne dit jamais son nom, il rampe, il flotte, quand il montre le bout de son nez, on dit : C’est lui ? Vous croyez ? Il ne faut rien exagérer ! Et puis un jour on le prend dans la gueule et il est trop tard pour l’expulser. » – Françoise Giroud

Le collectif Stop Loi Sécurité Globale Creuse (Stop Mines 23, Attac 23, Creuse Citron, Le Trou des Combrailles, Sud Éducation Limousin, NPA 23, Le Théâtre D’Or, Union Communiste Libertaire, Questions Masques Enfants 23, Zone Libre).


Texte de l’appel à partager autour de vous sans modération :


Info criminalisation de l’occupation des locaux vacants :

17 avril : 3e vague d’actions contre la ré-intoxication du monde

Après les vagues d’actions des 17 juin et 17 novembre 2020, une constellation de syndicalistes, paysan.nes, zads, associations, territoires en luttes, espaces autogérés, coopératives ont décidé d’un appel commun pour le 17 avril 2021. Plus d’une centaine de collectifs des 4 coins du pays sont ainsi déjà engagés dans un nouveau round d’actions, blocages, rassemblements et occupations contre des lieux de production, chantiers, projets et infrastructures toxiques. Voici leur appel et la liste des premiers signataires.

En mai dernier, à la sortie du premier confinement, alors que la machine économique et productiviste se réemballait de plus belle, un appel à agir contre la réintoxication du monde a été lancé et suivi par des dizaines de groupes à travers le pays. Le 17 juin, plus de 70 actions, occupations, blocages se sont déployés simultanément. Depuis, des collectifs se sont constitués, des résistances, un temps en pause, se sont réveillées, des projets destructeurs ont été arrêtés. Cette journée a matérialisé un rebond des luttes de terrain face à l’expansion dramatique de la crise écologique et au cynisme patent de « nos dirigeants ».

De nouveau le 17 novembre dernier, malgré les obstacles et interdictions, des mobilisations aux 4 coins du pays sont parvenues à percer les murs du confinement (voir les retours complets sur https://agir17.noblogs.org/). Une constellation de réseaux, syndicalistes, paysans, zads, collectifs, espaces autogérés, coopératives impliqués dans la « dynamique des 17 » a décidé d’un appel commun à une nouvelle journée d’actions le samedi 17 avril.

Continuer la lecture de 17 avril : 3e vague d’actions contre la ré-intoxication du monde

Loi Sécurité Globale adoptée : Conférence de presse et Rassemblement samedi 17 avril

Communiqué Collectif Stop Loi Sécurité Globale Creuse – 15/04/2021

Aujourd’hui le Parlement a définitivement adopté le projet de loi Sécurité Globale à 75 voix contre 33, malgré des mois de contestation populaire.

Citoyens et citoyennes, associations et syndicats, dénoncent depuis novembre les dispositions liberticides de ce projet de loi que le Parlement vient d’entériner :

  • surveillance généralisée de la population par la multiplication des caméras de vidéos-surveillance et l’utilisation de drones ;
  • usage de la reconnaissance faciale ;
  • élargissement des pouvoirs de la police municipale qui pourra maintenant verbaliser aussi bien que les policiers et gendarmes, et ce alors que la Ligue des Droits de l’Homme, entre autres, dénonce dans une lettre ouverte au Premier ministre le nombre important de verbalisations abusives depuis le début de l’état d’urgence sanitaire ;
  • élargissement des missions des services de sécurité privés ;
  • possibilité pour les forces de l’ordre de garder leur arme de service en dehors du service dans les lieux recevant du public ;
  • interdiction de filmer les forces de l’ordre en intervention, par ce fameux article 24 si controversé qui n’a même pas été retiré…

Les élus de gauche ont d’ors-et-déjà annoncé leur intention de saisir le Conseil Constitutionnel.

Une saisine citoyenne, à laquelle notre collectif s’associe, est également en préparation.

Les députés et sénateurs ont beau avoir rebaptisé le texte « projet de loi pour une sécurité globale préservant les libertés », nous ne sommes pas dupes et restons mobilisé(e)s. Il ne suffit pas d’adjoindre le mot « liberté » à un texte liberticide pour le rendre acceptable.

NON à la Loi Sécurité Globale et autres mesures liberticides !

SAMEDI 17 AVRIL : CONFERENCE DE PRESSE à 11h30 devant la mairie de Guéret.

Nous poursuivrons comme chaque samedi par :

Assemblée populaire & Scène ouverte artistique autour d’un repas partagé

Amène tes mots, tes instruments, tes idées, ton écoute, tes applaudissements, ta présence…

Parole militante, parole artistique, parole citoyenne… toute intervention est la bienvenue.

C’est ensemble que nous construisons la lutte.

Nous restons mobilisé(e)s non seulement contre la loi « Sécurité Globale » mais aussi contre le projet de loi « confortant les principes de la République », contre les 3 décrets de « Sécurité public » publiés en décembre et effectifs depuis et qui ont considérablement élargis les possibilités de fichage de la population, contre la réforme de l’assurance chômage qui attaque une fois de plus les plus précaires, contre le démantèlement des services publics, et notamment ceux de la santé, contre l’instrumentalisation de cette crise sanitaire et l’état d’urgence sanitaire qui justifie depuis plus d’un an maintenant les prises de décisions autoritaires et absurdes d’un gouvernement dont il ne fait plus aucun doute qu’il ne sert pas les intérêts du plus grand nombre, et qu’il ne protège pas sa population.

Unissons-nous ! Il n’y a que dans l’union et la convergence que la victoire est possible.

Le collectif Stop Loi Sécurité Globale Creuse (Stop Mines 23, Attac 23, Creuse Citron, Le Trou des Combrailles, Sud Éducation Limousin, NPA 23, Le Théâtre D’Or, Union Communiste Libertaire, Questions Masques Enfants 23, Zone Libre).

Nous rappelons que le port du masque et le respect des gestes barrière est obligatoire.

Rassemblement déclaré en préfecture. Nous rappelons que les rassemblements et manifestations déclarés en préfecture NE SONT PAS INTERDITS par l’état d’urgence sanitaire ni par le confinement. NOUS POUVONS MANIFESTER même si nous habitons à plus de 10km du lieu de la manifestation. Se munir d’une attestation de déplacement dérogatoire indiquant « déplacement pour se rendre à un rassemblement déclaré en préfecture comme devant se dérouler de 11h à 14h devant la mairie de Guéret et rentrer à mon domicile » comme motif de déplacement dérogatoire.

Sécurité Globale et Libertés – On poursuit la mobilisation TOUS LES SAMEDIS A GUÉRET



Compte-rendu et communiqué du Collectif Stop Loi Sécurité Globale Creuse – 06 avril 2021

PRINTEMPS DES LIBERTÉS – On poursuit la mobilisation !

Ce samedi 3 avril, comme chaque samedi depuis décembre, un groupe de personnes inquiètes des mesures autoritaires et liberticides que prend notre gouvernement s’est rassemblé devant la mairie de Guéret pour manifester son opposition non seulement au projet de loi « Sécurité Globale » qui cristallise de nombreuses colères depuis des mois, mais aussi contre le tournant de plus en plus autoritaire et liberticide que prend notre société depuis cette dernière année.

Le rassemblement s’est mué depuis plusieurs semaines en Assemblée Populaire. Les prises de paroles s’enchaînent sur de nombreux sujets de société. Le fil rouge en reste toujours la liberté, ou plutôt le manque de liberté qui se fait de plus en plus (op)pressant pour chacun et chacune d’entre nous.

Ce samedi, particulièrement, l’annonce du 3e confinement, et plus globalement l’État d’urgence sanitaire et le nombreuses restrictions et interdictions qui en découlent, a occupé une grande partie du débat.

NOUS CONVENONS DE SUITE DE LA NECESSITE DE MAINTENIR NOS RASSEMBLEMENTS HEBDOMADAIRES.

Nous dénonçons la culpabilisation incessante de la population et le fait que l’on nous impose confinements, couvre-feu, gestes-barrières, port du masque obligatoire… alors que la casse des services publics, et notamment du service public de santé, se poursuit sans vergogne : fermeture de services, de lits, d’hôpitaux, personnel soignant sous-payé, manque de matériel…

Nous dénonçons le fait que l’épidémie soit instrumentalisée et que l’État d’urgence sanitaire et ses mesures restrictives d’exceptions soient des armes utilisées par un état de plus en plus autoritaire pour museler le peuple et tenter d’empêcher l’émergence d’un véritable mouvement de contestation social tandis que se poursuit la destruction de nos droits sociaux et de nos libertés fondamentales.

RECLAMONS DE RÉELS MOYENS HUMAINS, MATÉRIELS ET FINANCIERS POUR LA SANTÉ ET LA SORTIE IMMÉDIATE DE L’ÉTAT D’URGENCE SANITAIRE ! ET LUTTONS ENSEMBLE POUR NOS DROITS ET LIBERTÉS.

RENDEZ-VOUS TOUS LES SAMEDIS MATINS dès 11H DEVANT LA MAIRIE DE GUÉRET pour une ASSEMBLÉE POPULAIRE ET UNE SCÈNE OUVERTE – prises de paroles politiques et artistiques

Nous croyons en l’urgence de nous réapproprier l’espace public comme l’espace politique. Parole militante, parole artistique, parole citoyenne… toute intervention est la bienvenue.

Nous rappelons que même en état d’urgence, même confinés, même si nous habitons à plus de 10km du lieu de la manifestation, NOUS POUVONS MANIFESTER ! Les rassemblements et manifestations déclarés en préfecture ne sont pas interdits par la loi d’état d’urgence sanitaire. Depuis ce samedi 3 avril 19h, il faut de nouveau se munir d’une attestation de déplacement dérogatoire, ou de tout document prouvant la participation à un rassemblement ou une manifestation déclaré(e) en préfecture. Nous travaillons à mettre des attestations à disposition, en attendant, sachez que tout document, même rédigé sur papier libre (mais à l’encre indélébile) indiquant ou prouvant votre participation à un rassemblement ou une manifestation déclaré(e) en préfecture est valable. (question tranchée par le Conseil d’État : la loi ne requiert que la production « document » en cas de contrôle, sans qu’il soit stipulé qu’il doive être « officiel »).

« Nos ennemis peuvent couper toutes les fleurs, ils ne seront jamais les maîtres du printemps » – Pablo Neruda.

Le collectif Stop Loi Sécurité Globale Creuse (Stop Mines 23, Creuse Citron, Le Trou des Combrailles, NPA 23, Sud Éducation Limousin, Le Théâtre d’Or, Attac 23, Questions Masques Enfants 23, Union Communiste Libertaire, Zone Libre) – des personnes inquiètes pour notre avenir.

Samedi 10 avril, après le rassemblement de Guéret, nous appelons à rejoindre la Marche des Oubliés à Montluçon : Des gilets jaunes marchent de Montpellier à Paris et seront ce samedi à Montluçon où une manifestation est organisée pour les soutenir et les rencontrer.
https://syndicatgj.fr/2021/03/03/gilets-jaunes-la-grande-marche-des-oublies/

Tour d’Europe des luttes et initiatives pour la Vie d’une grande délégation Zapatiste!

Soutenez le Tour d’Europe des luttes et initiatives pour la Vie d’une grande délégation Zapatiste!

Les zapatistes nous rendent visite ! Pour la première fois, une délégation du mouvement zapatiste du Chiapas / Mexique (EZLN)  se rendra sur les cinq continents -en commençant par l’Europe à partir de mi-juin.

Appel aux dons en ligne ici

Présentation du projet

Les zapatistes nous rendent visite !

Pour la première fois, une délégation du mouvement zapatiste du Chiapas / Mexique (EZLN)  se rendra sur les cinq continents -en commençant par l’Europe à partir de mi-juin.

 Cette délégation sera composée de 160 compas membres de l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN), du Congrès national indigène-Conseil indigène de gouvernement (CNI-CGI) et du Front des peuples en défense de la Terre et de l’Eau des états de Morelos, Puebla et Tlaxcala (FPDTA-MPT).

L’objectif est de renforcer les luttes d’en bas et à gauche dans nos régions ainsi que de créer des réseaux avec leurs propres luttes. Il s’agit d’une organisation globale, émancipatrice et continue contre le capitalisme et le patriarcat.

Le soulèvement zapatiste s’est déclaré en 1994 au Chiapas, jour d’entrée en vigueur du traité de libre-échange nord-américain (ALENA), au cri de « Ya Basta! ». Il s’oppose à l’exploitation, au racisme, à l’oppression des femmes et de tous les genres, à la militarisation, à la destruction de l’environnement ainsi qu’à la marginalisation des populations indigènes et rurales dominées par les propriétaires terriens, les responsables politiques et les entreprises mexicaines et transnationales.

Face à cela les zapatistes s’engagent dans la construction de structures autonomes dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’auto-gouvernement, de l’égalité des sexes, de la production, des médias et de la justice. Depuis leur soulèvement en 1994, ils ont réalisé des améliorations considérables pour leur base sociale ainsi que pour de nombreux autres mouvements. En outre, ils continuent à inspirer de nombreuses luttes sociales au Mexique et dans le monde.

Dans le cadre du périple de 2021, 160 délégué.es (dont trois-quarts de femmes) prévoient de voyager en bateau du Mexique vers l’Europe, puis de sillonner celle-ci à la rencontre des luttes et des initiatives pour se libérer du capitalisme. C’est une manière symbolique et anticoloniale de prendre le contre-pied de la supposée « conquête » de l’Amérique. Le mouvement souligne que la population indigène n’a jamais pu être soumise. Le sous-commandant Moisés, porte-parole de l’EZLN, a récemment expliqué dans un communiqué : « qu’après avoir voyagé dans différents coins de l’Europe d’en bas et à gauche, nous arriverons le 13 août 2021 à Madrid, la capitale de l’Espagne, 500 ans après la prétendue conquête – conquista en espagnol – de ce qui est aujourd’hui le Mexique. »

Avec cette initiative, les zapatistes veulent briser la résignation, semer l’espoir et ébranler à nouveau le statu quo du système en place ainsi que construire de nouvelles voies de solidarité et de luttes – avec nous.

Ils déclarent :  » Nous sommes des zapatistes, porteur.euses du virus de la résistance et de la rébellion. En tant que tel.les nous parcourrons les cinq continents « .

Les zapatistes ont souhaité payer eux-même leurs trajets vers l’Europe mais nous proposent d’aider à leur retour. Le Réseau de solidarité prend donc en charge celui-ci et les frais du voyage à partir de leur arrivée en Europe et à l’intérieur des différentes régions du continent. Beaucoup d’argent est nécessaire pour ces frais et la logistique. Nous ne voulons pas que l’argent soit un frein à la réussite de ce voyage

Les dons simples et les ordres permanents pour ceux. celles qui le souhaiteraient sont les bienvenus.


Notre équipe

Une Montagne en Haute Mer est une association collégiale créée par la coordination francophone. Cette association a pour objet le soutien matériel au voyage autour du monde d’une délégation de personnes du CNI (Congrès National Indigène du Mexique) et de l’organisation zapatiste au Chiapas (EZLN). L’association se donne pour cadre de référence la Sixième déclaration de la forêt lacandone et la Déclaration pour la VIE du 1er janvier 2021 dont elle est signataire:

Continuer la lecture de Tour d’Europe des luttes et initiatives pour la Vie d’une grande délégation Zapatiste!

Radio Addoc #15 – Bois aux abois

Émission du Dimanche 4 avril 2021 sur radio-libertaire

Déforestation, enrésinement, coupes rases… tel est le sort, aujourd’hui, des forêts de feuillus séculaires ! Comment raconter les méfaits de cette exploitation intensive ? Comment faire entendre celles et ceux qui s’y opposent et qui militent pour une sylviculture de la biodiversité ?

Deux cinéastes nous emmènent dans la forêt morvandelle, chacun.e par ses chemins, et parfois leurs trajets se croisent.

  • Anne Faisandier : La forêt est à nous (2020 – 62’)

Anne Faisandier, à travers son parcours personnel qu’elle « incruste » littéralement dans l’image sous la forme d’un personnage animé, montre que la forêt concerne tout le monde, que chacun peut contribuer à lutter pour sa sauvegarde et que, là comme ailleurs, c’est la mise à l’écart du peuple qui aboutit à des décisions contraires à l’intérêt public.article de la voix rurale – janvier 2021

  • Franck Cuveillier : Morvan, pour quelques douglas de plus (2020 – 54’)

Cela pourrait commencer comme dans une bande dessinée d’Astérix et Obélix : Toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Un petit village d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur. Franck Cuveillier nous emmène au cœur de ce combat.PRÉSENTATION SUR FR3 – FÉVRIER 2021

Ré-écoutez cette émission, comme les précédentes, sur le Soundcloud d’Addoc

Printemps des Libertés #3 – Assemblée populaire et Pique-nique artistique

Samedi 3 avril à 11h devant la mairie de Guéret

Tous les samedis depuis décembre, des personnes inquiètes du tournant liberticide que prend notre société se réunissent à Guéret. L’initiative est née de notre opposition au projet de loi « Sécurité Globale » et naturellement un collectif s’est créé autour de cette question ; mais dès le départ, nos rassemblements, et nos revendications ont dépassé cette seule problématique.

D’autres projets de lois, d’autres décrets, et l’état d’urgence sanitaire – régime d’exception sous lequel nous vivons depuis plus d’un an – avec sa cohorte d’interdits et de restrictions ont été sujets de mobilisation et des discussions. La fermeture des lieux culturels et la destruction du lien social que cela entraîne est une atteinte grave à nos libertés. Mais qu’à cela ne tienne, si la scène nous est interdite, la rue et l’espace public seront nos tribunes !

Parole militante, parole artistique, parole citoyenne… toute intervention est la bienvenue.

RDV à 11h pour une Agora, une assemblée populaire, pour faire le point sur la situation politique et échanger nos idées, nos inquiétudes, dessiner des projets…

Et à 12h30 : cabAReT ! Scène ouverte poétique, musicale, théâtrale, clownesque… à chacun et chacune de faire vivre cet espace et ce moment avec sa sensibilité.

[IMPORTANT] Alors que le président vient d’annoncer le 3e confinement à partir de ce samedi, il est de plus en plus évident qu’il est urgent de nous mobiliser pour défendre nos libertés. NOUS MAINTENONS CE RASSEMBLEMENT HEBDOMADAIRE et nous rappelons que NOUS POUVONS MANIFESTER, même en état d’urgence, même confiné(e)s. En effet les rassemblements ou manifestations à caractère revendicatif déclaré(e)s en préfecture NE SONT PAS INTERDITS par l’état d’urgence sanitaire. CHACUN ET CHACUNE SERA DONC LIBRE DE S’Y RENDRE MÊME S’IL OU ELLE HABITE A PLUS DE 10KM DU LIEU DE LA MANIFESTATION OU DU RASSEMBLEMENT. Il faudra par contre se munir, pour les prochains rendez-vous, d’une attestation de déplacement dérogatoire. Nous travaillons à en mettre à disposition, en attendant, UNE ATTESTATION RÉDIGÉE SUR PAPIER LIBRE A L’ENCRE INDELEBILE INDIQUANT LA PARTICIPATION A UN RASSEMBLEMENT OU UNE MANIFESTATION A CARACTÈRE REVENDICATIF COMME MOTIF DE DEPLACEMENT EST VALABLE. Vous pourrez vous munir d’une copie du fly de l’événement pour plus de sûreté.

Plus d’un an a passé depuis le 1er confinement, la situation sanitaire, politique, sociale, économique, ne s’est pas arrangée bien au contraire. Combien de temps allons-nous encore attendre ?

Rassemblons-nous. Mobilisons-nous. Résistants, résistantes, citoyens, citoyennes dont les droits et libertés sont bafoué(e)s depuis trop longtemps, gilets jaunes, anarchistes, syndicats, militants et militantes associatifs, ou politiques…

Unissons-nous pour reprendre notre liberté, notre libre arbitre. Exigeons des moyens pour la santé, les hôpitaux, les soignants et soignantes et LA FIN DE L’ÉTAT D’URGENCE !

Le printemps ne fait que commencer, unissons nos forces et nos idées pour dessiner un autre avenir.

www.carnavaldeslibertes.wordpress.com/printempsdeslibertes

rassemblement hebdomadaire pour la défense des libertés déclaré en préfecture et organisé par le Collectif Stop Loi Sécurité Globale Creuse (Stop Mines 23, Attac 23, NPA 23, Le Trou des Combrailles, Creuse-Citron, Questions Masques Enfants 23, Sud Éducation 23, Union Communiste Libertaire, le Théâtre d’Or, Zone Libre) – rejoignez-nous.

Un crime environnemental toujours en cours dans le nord de la #Grèce

A l’occasion du « Marche pour une vraie Loi Climat » prévu pour le 28 mars, il convient de rappeler un crime environnemental toujours en cours dans le nord de la #Grèce. Nous partageons donc avec vous le texte de l’Initiative des étudiant-e-s, travailleurs et travailleuses grecques à Paris, concernant les mines de l’entreprise Eldorado en Chalcidique. 

« Une lutte au nord de la Grèce, la lutte de Chalcidique »

Depuis les années 2000 l’entreprise canadienne Eldorado Gold Corporation s’est installée en Chalcidique avec l’appui d’hommes politiques peu scrupuleux, dans le but de faire de la Grèce le premier pays d’exploitation aurifère en Europe.  La Chalcidique est une région riche qui vit du tourisme, de l’agriculture, de la pêche. La mine d’or à ciel ouverte avec les mines souterraines qu’Eldorado installe signifierait avec la pollution la mort des ses forêts, de sa mer, de l’économie régionale.  Des milliards de tonnes de déchets vont s’amonceler chaque jour dans la région dont 450 000 tonnes d’arsenic, capables de tuer toute la population de la terre.  La Nouvelle Démocratie, veut absolument ouvrir cette mine, elle a changé la loi pour la protection de l’environnement pour cela (mais aussi pour construire des complexes hôteliers près de la mer). 

Depuis le début de la lutte contre l’entreprise et son projet mortifère, 500 personnes ont été attaquées en justice. 

#Save Skouries – La page fb du collectif Sos Halkidiki

Nous ne vendrons pas notre avenir – film documentaire

Solidarité avec les victimes des politiques autoritaires en Grèce

20.03.21 – Manifestation « Vérité et Justice pour toutes les victimes » – Paris

Initiative des travailleurs.euses et étudiant.e.s grec.que.s en France pour les droits démocratiques

Nous sommes jeunes, travailleur.euse.s et étudiant.e.s grec.ques, vivant à Paris indigné.e.s de la politique autoritaire du gouvernement grec, qui a culminé ces dernières semaines. En tant qu’initiative née par le-bas et organisée par des biais de démocratie directe, sans représenter aucun parti politique, nous sommes solidaires avec le peuple grec, qui proteste contre la répression policière en faveur de la démocratie. Il est temps de tirer la sonnette d’alarme contre ce régime autoritaire en cours de construction, contre la censure, la répression de la liberté de parole et de pensée ainsi que contre les violations des droits humains fondamentaux en Grèce. Nous souhaitons que notre lutte rejoigne la lutte du peuple français, contre le racisme et l’impunité des violences policières, carcérales et judiciaires. Nous applaudissons les appels à la justice pour les victimes des violences policières en France. Enfin, nous restons solidaires avec la lutte contre la nouvelle loi de sécurité globale, porteuse d’atteinte à la liberté d’informer et d’être informé.e, tout en globalisant la surveillance.

Le gouvernement grec se veut totalement réticent à renforcer le système national de santé et à prendre des mesures pour gérer la crise sanitaire, dont l’impact est omniprésent tant en Grèce, qu’en France ainsi qu’au reste du monde. En revanche, sous prétexte de la pandémie, les restrictions imposées pour cette cause lui servent afin de poursuivre son agenda politique

● La société grecque étouffe tant sur le plan psychologique que financier. Des nouvelles réformes se votent conformément aux intérêts néolibéraux du gouvernement et des nouvelles mesures épuisantes s’imposent au nom de la pandémie, quand ces dernières regardent uniquement le peuple et pas le gouvernement. Les écoles restent fermées ainsi que le commerce et tout déplacement non essentiel est interdit. Malgré ces mesures, la situation sanitaire du pays ne cesse de s’aggraver

Sous prétexte de la crise sanitaire, toute réaction est interdite, le droit à la protestation est menacé et toute manifestation est réprimée violemment par les forces de l’ordre, qui se veulent incontrôlées. Au cours des dernières semaines, les témoignages des citoyen.nes, objets des violences policières sans précédent, faites dans le cadre d’inspection du respect des mesures sanitaires, sont effrayants. Le jeune homme, qui s’est fait tabasser par des policiers à Nea Smyrni (banlieue d’Athènes), est l’exemple par excellence. La multitude des cas injustifiés de mise en garde à vue et d’arrestations violentes font preuve de la violation en cours des droits fondamentaux. En même temps, les témoignages des personnes ciblées par la police à cause de leurs idées politiques, torturées verbalement et physiquement lorsque arrêtées par la police se multiplient. Les exemples d’Aris Papazacharoudakis torturé pendant la mise en garde à vue, et d’Efi, arrêtée lors d’une manifestation et victime de harcèlement sexuel par les policiers, sont des exemples emblématiques. En parallèle, le gouvernement refuse d’appliquer la loi et de satisfaire les justes demandes du détenu Dimitris Koufontinas

La loi selon laquelle la police s’installe au sein des universités grecques est votée. La Grèce sera le premier pays au monde dont les universités seront remplies de policiers au lieu des étudiant.e.s.Les forces de l’ordre ont violemment mis fin à toute manifestation munie par des étudiant.e.s, qu’il soit du squat symbolique des bâtiments universitaires ou des marches de protestation. 

Les médias systémiques sont sous le contrôle total du gouvernement. Les preuves d’attaques policières autant que ceux d’affaires impliquant des personnes proches du gouvernement sont dissimulées et falsifiées (ex. l’affaire de pédophilie du directeur du Théâtre National D.Lignadis, l’accident routier devant le parlement dû à une voiture de gouvernement, la publication à la télé, par un député du gouvernement, des données personnelles d’un arrêté). La répression de la liberté de la parole culmine par le biais de la censure sur les réseaux sociaux, où des publications ou même des comptes personnels des journalistes, des avocat.e.s et des médias d’information se trouvent bloqués. 

A BAS LES VIOLENCES POLICIÈRES DE TOUS LES GOUVERNEMENTS 

LA SANTÉ D’ABORD, LA POLICE DEHORS 

SOLIDARITÉ AVEC LES VICTIMES DES POLITIQUES AUTORITAIRES

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